Jeudi 24 juillet
La bonne idée : Favoriser le vieillissement en autonomie 🏥
Rédigé par Céline Labesque.
Porté par le CHU de Toulouse, le projet Stop Iatro a été cofinancé à hauteur de 1.7 M€ par le Fonds européen de développement régional (crédit : Adobe Stock).
Au sein du CHU de Toulouse, le projet Stop Iatro vise à limiter les effets indésirables des traitements médicamenteux pour favoriser un vieillissement en bonne santé.
De quoi parle-t-on ?
- 50% des patients âgés de plus de 65 ans prennent plus de 5 médicaments par jour.
- Le projet vise à limiter les effets indésirables de ces traitements médicamenteux et la perte d'autonomie au cours d'une hospitalisation.
- Le nom Stop Iatro vient du mot iatrogénie qui désigne les conséquences néfastes sur la santé, causées par des soins médicaux et médicamenteux. La dépendance iatrogène englobe les effets indésirables notamment des antidouleurs ou somnifères, comme la perte d'autonomie et une diminution des capacités fonctionnelles chez les personnes âgées hospitalisées.
- Ce projet a été lancé dans le cadre d’un programme européen. En France, seuls les CHU de Toulouse et de Limoges y participent.
Zoom sur
- Son objectif principal est de sensibiliser les professionnels de santé pour mieux repérer les risques de perte d’autonomie et renforcer la coordination entre les acteurs du soin.
- Plusieurs journées de formation se sont tenues en 2025 à Toulouse, Vic-en-Bigorre et Lavaur, avec des médecins, infirmiers, pharmaciens et aides-soignants des milieux hospitalier et ambulatoire.
- La dernière phase du projet déployé en 2026 permettra de mettre en place des pratiques innovantes au sein de services hospitaliers et en ambulatoire. Une journée destinée au public est aussi prévue en 2026.
Ils l’ont dit
- « Ce projet répond à un véritable enjeu de santé publique. Chaque année en France environ 200 000 hospitalisations et une dizaine de milliers de décès seraient attribuables aux effets indésirables des médicaments », explique Philippe Cestac, chef du pôle pharmacie du CHU de Toulouse
- « Répondre à cet appel à projets européen nous a offert une opportunité de sensibiliser les professionnels de santé à ce sujet et de partager nos expériences avec des partenaires du Sud-Ouest de l’Europe », ajoute Hugo Crouzet, chargé de communication à la Direction de la recherche et de l’innovation du CHU de Toulouse.
- Et de rappeler : « Le CHU de Toulouse abrite le 1er géronto-pôle de France ainsi que l’Institut hospitalo-universitaire dédié au vieillissement en santé ».
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