Mercredi 1 avril
La bonne idée : retrouver du PEPSS après un burn-out
Rédigé par Charline Poullain
La santé, l'agriculture, l'éducation et le social sont des secteurs particulièrement touchés, de même que les cadres supérieurs (crédit : Adobe Stock).
Le Centre de prévention de l’épuisement professionnel des soignants s’ouvre à tous les secteurs. Explications.
À propos
- Créé en juin 2023, le Centre de prévention de l’épuisement professionnel des soignants (dit PEPS) du CHU de Toulouse a déjà accompagné près de 500 personnes.
- Fort de son expertise, il ouvre son dispositif à tous les secteurs d'activité et devient ainsi le PEPSS, soit le centre de prévention de l’épuisement des professionnels de santé et autres secteurs.
- L'équipe est pluridisciplinaire, afin d'offrir une prise en charge complète de l'épuisement professionnel ou du burn-out.
- Elle est composée de médecins spécialistes pour les pathologies professionnelles et environnementales : la psychiatrie, l’addictologie et la médecine générale, ainsi que des psychologues cliniciennes et du travail, sans oublier des infirmier(e)s.
Comment ça marche ?
- Le parcours de soins débute par une consultation médicale pour déterminer l’orientation du patient vers un suivi psychologique et paramédical classique ou son intégration à l’hôpital de jour.
- Ce dernier, situé dans le bâtiment Turiaf sur le site de Purpan, fonctionne de 8h30 à 17h.
- La prise en charge dure 3 semaines, avec 3 jours d’hospitalisation hebdomadaire pour un groupe minimum de 6 patients.
- Ce programme combine des consultations individuelles et une prise en charge collective au travers d’ateliers thématiques sur l’épuisement, la gestion du stress, la relaxation, l’affirmation de soi, le retour au travail, le sommeil… et des groupes de parole.
- À l’issue, un suivi médical à 4 mois est prévu pour évaluer l'état de santé.
Pourquoi c’est important
- Cela répond à un enjeu de santé publique croissant : 5 à 10% de la population active française seraient concernés par le burn-out.
- Quant au pourcentage de soignants en France concernés, il monte jusqu’à 66%.
- « Notre ambition est d’aider nos patients à retrouver leur équilibre et leur place dans le monde du travail, tout en leur donnant les clés pour prévenir les rechutes », souligne le professeur Fabrice Hérin, chef de service des pathologies professionnelles et environnementales.
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