Mercredi 29 avril
Villes où il fait bon vivre avec les animaux : Grenoble en tête du Palmarès 2026 de la Fondation 30 Millions d’Amis
Dans les transports en commun grenoblois, tous les chiens, quelle que soit leur taille, sont acceptés gratuitement (crédit : Adobe Stock).
Le 11e Palmarès des villes de plus de 100 000 habitants où il fait bon vivre avec les animaux, dévoilé le 24 avril par la Fondation 30 Millions d’Amis, réserve des surprises. La métropole iséroise décroche la tête du classement et c’est une 1re !
Le contexte
- Lancé en 2016, le classement a vocation à créer une émulation entre les municipalités pour favoriser une meilleure intégration de l’animal en ville. Initialement consacré au chien, ce Palmarès s’ouvre cette année à l’ensemble des animaux vivant en milieu urbain (chat, chien, pigeons…).
- Pour départager les 42 villes françaises en lice, l'étude s'appuie sur une grille d'évaluation articulée autour de 6 critères : l’accessibilité aux espaces publics et aux transports, les dispositifs de propreté, les actions de sensibilisation, l'engagement des élus, les mesures de solidarité et, enfin, la gestion des chats errants.
- À noter, l’évaluation de 2026 concernant l’accès aux caniparcs et aux espaces verts (parcs et jardins) n’est plus calculée sur le simple nombre, mais sur la surface réelle disponible par animal.
Une première
- À la 5e place en 2025, Grenoble se hisse en tête du classement et s'impose comme le nouveau modèle de la prise en compte de la condition animale en ville. Avec une moyenne de 18,9 sur 20, la cité iséroise devance de plus de 2 points Boulogne-Billancourt (2e) et Lille (3e, vainqueur les 3 années précédentes).
- Son principal point fort est l'accessibilité (20/20) : 10 ha de zones de liberté pour les chiens dans 8 des parcs grenoblois ont été ouverts et les transports sont gratuits pour tous les toutous. La mise en place de méthodes éthiques pour réguler la biodiversité urbaine, comme les pigeonniers contraceptifs, a aussi été saluée.
- Des villes réalisent une remontée spectaculaire au classement, à l’instar de Toulouse (13e), Nîmes (14e) et Villeurbanne (24e) qui gagnent 10 places chacune.
Des enseignements
- Ce palmarès 2026 démontre des progrès : l'animal n'est plus seulement toléré en ville, mais il est désormais au cœur d'une politique urbaine avec des actions concrètes pour une meilleure cohabitation.
- L'engagement politique s'institutionnalise, puisque la quasi-totalité des villes disposent désormais d'un élu dédié à la cause animale. Cette volonté politique se traduit par la création de cimetières animaliers ou encore par l'octroi de subventions pour les soins vétérinaires des plus démunis.
- La question de la propreté semble globalement maîtrisée, les mairies fournissant désormais des sacs à déjections et des outils numériques de signalement, même si des métropoles comme Paris et Lyon ont restreint la gratuité des sacs.
- Néanmoins, le classement met en lumière une fracture persistante dans la mobilité urbaine : si certaines villes ouvrent leurs réseaux de transport, la moitié des communes interrogées refuse encore l'accès aux chiens de grande taille, compliquant le quotidien des propriétaires dépourvus de véhicules.
Nos lecteurs ont aussi lu :
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Animaux