Sophie Clavaizolle présente le Kino Kabaret
Avec Stéphane Petry, elle lance la première édition à Clermont-Ferrand. Un festival de court-métrage pas comme les autres qui mise sur la création collaborative. L’organisatrice nous en dit plus.
Qu’est-ce que le mouvement Kino ?
« Le mouvement Kino existe depuis 1999 et a démarré à Montréal. Un groupe d’amis se lance un défi : réaliser un film chaque mois avant la fin du monde (avant l’an 2000) et le projeter devant les autres. De là est né le mouvement Kino, qui s’est rapidement diffusé dans le monde.
Chaque cellule a ensuite développé son propre Kino, avec ses spécificités, mais toujours autour d’une même idée : créer des films dans un esprit de bienveillance et d’entraide. Pour cette première édition, nous avons décidé de ne pas trop l'élargir à l'international.
Des ateliers de création permettent de réaliser et diffuser des courts-métrages. Le Kino favorise aussi les rencontres entre professionnels, amateurs et personnes intéressées pour fabriquer des films ensemble. »
Comment se déroule concrètement un Kino Kabaret ?
« Son format varie selon les lieux, mais le Kino Kabaret s’étale généralement sur une semaine découpée en plusieurs sessions, chacune se terminant par une projection des films réalisés.
Les participants peuvent s’inscrire à tout ou à une partie des sessions. L’objectif est d’apprendre en pratiquant, que ce soit en tournage, en montage ou sur l’organisation d’un film.
Au début de chaque session, une réunion de production permet aux participants de se présenter. Les porteurs ou porteuses de projets exposent leurs idées et leurs besoins en équipe, matériel ou lieux. Après les présentations, les groupes se forment librement.
Il n'y a pas de compétition et les films doivent être finalisés pour la projection de la session. »
Quel est le programme ?
« Trois sessions sont organisées. La première est particulière : réaliser un film en une journée. Samedi, des tournages se déroulent chez nos partenaires, le montage se fait rapidement au Lieu-Dit et une projection a lieu le soir-même.
La deuxième session laisse 84 heures pour créer un court-métrage. Elle démarre dimanche et se termine mercredi soir avec une projection. La dernière session est de 72 heures, elle débute jeudi matin pour une projection finale samedi.
Toutes les projections ont lieu à 20h30 au Lieu-Dit et sont ouvertes à tous. »
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