Lundi 1 décembre
Quand les "data centers" chauffent nos maisons
Les data centers étaient autrefois vus comme très énergivores. Ils deviennent aujourd’hui des acteurs inattendus de la sobriété (crédit : Adobe Stock).
On les imagine souvent comme d’immenses bâtiments pleins d’ordinateurs qui consomment beaucoup d’énergie. Et c’est vrai, les data centers, ces centres de données où transitent nos mails, nos photos, nos vidéos et nos recherches internet, ont longtemps été considérés comme de véritables “monstres énergétiques”. Mais une nouvelle tendance change la donne.
Gouffres énergétiques
- Au début des années 2000, les data centers étaient pointés du doigt pour leur appétit électrique. Ils pouvaient consommer autant d’énergie qu’une ville de 40 000 habitants.
- En 2008, des études alertaient : les plus grandes “fermes informatiques” faisaient tourner l’équivalent de la production de plusieurs centrales électriques par an, et leur consommation avait doublé en 5 ans. À l’époque, on parlait même d’Internet comme d’un “gouffre énergétique”.
En Finlande, une curiosité
- Aujourd’hui, le paysage change. En Finlande, les serveurs ne rejettent plus leur chaleur dans l’air mais l'envoient directement dans le réseau de chauffage urbain.
- Des dizaines de milliers de logements sont désormais chauffés grâce à l’excès thermique des data centers.
- Au lieu de se perdre, cette chaleur est utilisée en ressource locale et bas carbone.
Chez nous aussi, l’idée s’impose
- A Montaudran, dans la périphérie de Toulouse, la chaleur d’un serveur hébergeant les données de l'Université et un supercalculateur de Météo France, est en passe de chauffer 27 bâtiments dont une résidence étudiante et les ateliers de costumes du théâtre du Capitole.
- Une prouesse qui réduit la facture énergétique des habitants et limite les émissions de CO₂.
- D’autres villes envisagent le même modèle, séduites par une solution à la fois écologique et pragmatique.
Une boucle plus vertueuse
- Les data centers étaient autrefois vus comme très énergivores. Ils deviennent aujourd’hui des vecteurs inattendus de la sobriété.
- Mieux isolés, mieux refroidis, mieux intégrés dans les villes, ils s’inscrivent désormais dans l’économie circulaire : l’énergie qu’ils génèrent devient utile.
- La technologie ne résout pas tout, mais elle progresse. Et face à cette évolution, une conclusion s’impose : non, ce n’était pas mieux avant !
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