Lundi 9 février
Des citoyens au secours des forêts
En France, la forêt couvre près d’un tiers du territoire et continue de progresser depuis un siècle (crédit : Adobe Stock).
Face au dépérissement forestier, certains ne veulent plus seulement s’inquiéter : ils veulent agir. Avec Green Forest, des particuliers investissent collectivement pour acquérir des parcelles et les gérer sur le long terme, avec une approche plus écologique. Rencontre avec Benoît Coulée, cofondateur du groupement.
Une forêt mieux gérée, ensemble
- Forestier depuis 25 ans dans le Vercors, Benoît Coulée lance Green Forest en 2020 pour proposer une autre manière de gérer les forêts. « L’idée était de mutualiser les moyens et de constituer une propriété un peu plus conséquente ».
- En cinq ans, le groupement possède déjà environ 300 hectares. L’objectif n’est pas seulement d’acheter, mais aussi d’impliquer des citoyens. « Proposer aux gens qui ne sont pas du milieu forestier de s’investir et d’investir localement », précise Benoît Coulée.
Une gestion plus douce
- Plutôt que de pratiquer la coupe rase, une méthode qui consiste à abattre tous les arbres d’une parcelle en une seule fois, Green Forest intervient progressivement.
- Les gestionnaires de la forêt prélèvent seulement une partie des arbres à intervalles réguliers afin de maintenir un couvert forestier continu et de laisser la forêt se renouveler naturellement. « On coupe à peu près 10 % du volume tous les dix ans pour laisser de la lumière mais pas trop », poursuit-il.
- « Green Forest finance la gestion écologique des parcelles grâce à la vente raisonnée du bois récolté, principalement destiné à la construction, ce qui permet d’entretenir la forêt sans surexploitation. »
Préserver plutôt que produire
- Green Forest se situe entre deux extrêmes : exploitation intensive ou forêt laissée totalement à l’abandon. « On veut prouver qu’en faisant les choses correctement, on peut profiter du bois tout en préservant la biodiversité ».
- Les effets écologiques prennent du temps, mais Benoît Coulée est clair : « une forêt en bonne santé, c’est une forêt où on entend chanter les oiseaux ».
- Un projet qui repose donc sur une idée simple : gérer moins brutalement aujourd’hui pour garder des forêts vivantes demain.
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