Lundi 9 février
Voiture thermique hier, électrique aujourd’hui : ce qui a vraiment changé
Aujourd’hui, sur environ 86,7 millions de voitures neuves vendues dans le monde en 2024, un peu plus de 17 millions étaient électriques (crédit : Adobe Stock).
On imagine parfois un âge d’or de l’automobile plus simple, plus libre. Pourtant, côté pollution, bruit et climat, la voiture d’hier posait déjà des problèmes et la solution existait même avant le moteur thermique dominant.
Avant : rouler, mais polluer
- Pendant des décennies, la voiture a surtout rimé avec côté obscur : essence, diesel et fumées.
- Le transport routier est devenu l’une des principales sources d’émissions de CO₂ et de pollution de l’air.
- En France, il représentait environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre et plus de la moitié des émissions d’oxydes d’azote, principaux responsables de la pollution urbaine.
- Dans les villes, particules fines, oxydes d’azote et bruit faisaient partie du paysage.
- Et pourtant, la voiture électrique n’est pas nouvelle. Elle apparaît dès le XIXᵉ siècle. Mais le pétrole bon marché et l’industrialisation ont fait basculer le marché vers le thermique pendant plus d’un siècle.
Une technologie mise de côté
- Dans les années 1990 déjà, des modèles électriques existent, capables de rouler en ville sans bruit ni gaz polluants, avec des coûts d’entretien plus faibles.
- En 1995, les Citroën AX, Peugeot 106 et Renault Express électriques débarquent sur le marché, la Citroën Saxo électrique succédant à l'AX en 1997 notamment.
- Des industriels travaillent même sur de nouvelles batteries pour en faire une alternative crédible à la pollution automobile.
- Mais le commerce et les habitudes l’emportent : autonomie limitée, prix, carburants accessibles... la transition n’a pas lieu.
L’électrique revient
- Aujourd’hui, la situation change. Avec une électricité française très décarbonée (en raison ou grâce aux centrales nucléaires), une voiture 100 % électrique émet beaucoup moins de CO₂ sur son cycle de vie qu’un modèle thermique.
- Elle réduit aussi fortement la pollution locale et le bruit. Néanmoins, elle n’est pas parfaite. La fabrication des batteries demande des métaux : lithium, nickel, cobalt.
- Leur production consomme de l’énergie et génère des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, et l’extraction des matières premières a aussi des impacts environnementaux locaux.
- Mais sur l’ensemble de son cycle de vie, fabrication, utilisation et recyclage, une voiture électrique est moins polluante globalement qu’un modèle essence ou diesel.
Est-ce mieux aujourd’hui ?
- Oui, les voitures modernes polluent moins qu’avant et l’électrique améliore encore le bilan environnemental.
- Nous n'avons pas supprimé l’impact, mais nous l'avons réduit.
- Attention, près de 4 voitures neuves sur 5 vendues dans le monde restent thermiques, mais l’électrique gagne du terrain chaque année.
Et demain ?
- Recharge, recyclage des batteries, sobriété des usages… la prochaine étape ne sera pas seulement la technologie, mais la manière d’utiliser la voiture.
- L’ironie, finalement : la solution existait déjà il y a plus d’un siècle. Il aura fallu attendre le XXIᵉ pour commencer à l’adopter réellement. Alors, non, ce n'était pas mieux avant mais cela aurait pu l'être !
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