Lundi 9 mars
Mieux connaître l’océan pour mieux le protéger
La Polynésie compte plus de 1 000 espèces de poissons et de nombreuses espèces de cétacés, ce qui en fait l’un des grands réservoirs de biodiversité du Pacifique (crédit : Adobe Stock).
Une mission scientifique d’envergure survole les immenses eaux de la Polynésie française pour observer baleines, dauphins, requins ou tortues. Baptisée REMMOA II (Recensement des mammifères marins et autre mégafaune pélagique par observation aérienne), cette campagne vise à mieux comprendre la présence de ces grandes espèces marines afin de mieux les protéger.
Le concept
- La mission a débuté fin janvier 2026 et doit se poursuivre durant 100 jours, avec des vols d’observation réalisés au-dessus des eaux polynésiennes. Des scientifiques du CNRS, de l’Ifremer et de l’Office français de la biodiversité participent à ce programme qui mobilise des avions spécialement équipés.
- Depuis le ciel, les chercheurs observent et comptabilisent les animaux visibles en surface : baleines à bosse, dauphins, requins, raies manta ou encore tortues marines.
- Les données recueillies permettront de dresser une cartographie précise de leur présence dans l’un des plus vastes espaces marins du monde.
Comprendre un océan immense
- La Polynésie française dispose d’une zone économique exclusive de près de 5 millions de km², soit une superficie équivalente à celle de l’Europe. Dans cet océan immense, les scientifiques disposent encore de peu de données fiables sur la répartition des grandes espèces.
- La campagne REMMOA II doit donc permettre de mieux estimer les populations et leurs zones de déplacement, mais aussi d’identifier les secteurs particulièrement riches en biodiversité.
- Ces informations sont essentielles pour adapter les politiques de protection et mieux gérer les activités humaines comme la pêche ou le transport maritime.
Des données précieuses pour l’avenir
- Les résultats de la mission serviront notamment à suivre l’évolution des populations de grands animaux marins face au changement climatique et aux pressions humaines.
- Ils permettront aussi de renforcer les stratégies de conservation dans les aires marines protégées de la région.
- À terme, ces observations pourraient guider la création de nouvelles zones protégées et contribuer à préserver durablement les géants de l’océan Pacifique.
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