Lundi 23 mars
Textile : la seconde vie devient la norme
Un vêtement est porté en moyenne moins de 10 fois avant d’être oublié ou jeté (crédit : Adobe Stock).
Et si nos vêtements ne terminaient plus leur vie à la poubelle ? Portée par les plateformes de revente et les initiatives des grandes enseignes, la seconde main s’impose désormais comme un réflexe. Une évolution concrète qui transforme peu à peu notre façon de consommer la mode.
Donner plutôt que jeter
- Chaque année, des millions de vêtements dorment dans nos placards. Des plateformes comme Once Again ou The Second Life proposent une solution simple : envoyer ses vêtements, qui sont triés, contrôlés puis revendus en ligne. Les articles refusés peuvent être recyclés ou donnés.
- Selon leur état et leur marque, les particuliers peuvent récupérer quelques euros à plusieurs dizaines d’euros par lot.
- Une manière concrète de prolonger la durée de vie des textiles et surtout un fonctionnement clé en main qui évite de gérer soi-même les ventes.
Les enseignes passent à l’action
- Les grandes marques structurent aussi ces circuits. Chez H&M, les vêtements déposés en magasin sont triés en trois catégories : réutilisables, recyclables ou destinés à la valorisation énergétique. En échange, un bon d’achat de 5 € est proposé.
- Kiabi, avec sa plateforme de seconde main, permet aux clients de revendre directement leurs vêtements en ligne, avec une rémunération sous forme de cagnotte.
- Auchan s’appuie sur des bornes de collecte. Les vêtements sont ensuite triés par des partenaires spécialisés, et les clients reçoivent des bons d’achat de quelques euros. L’objectif est d’intégrer la seconde main directement dans le parcours d’achat.
Des chiffres qui montrent l’enjeu
- En France, plus de 800 000 tonnes de textiles sont mises sur le marché chaque année. Pourtant, seulement environ 260 000 tonnes sont collectées, soit à peine un tiers.
- Au total, près de 1,7 million de tonnes de déchets textiles sont générées chaque année, avec des filières de recyclage encore limitées.
- Pour capter ces volumes, plateformes et enseignes cherchent à simplifier au maximum le geste : envoi gratuit à domicile, dépôt en magasin, tri automatisé, revente ou transformation en nouvelles fibres. Une organisation qui se structure progressivement pour faire du vêtement un produit qui circule plutôt qu’un déchet.
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