Mercredi 22 avril
Edgar Meauxsoone, petit-fils du fondateur des Cafés Méo
Rédigé par Olivia Cohen
Issu de la 3e génération, il a choisi de reprendre une partie des rênes de l'entreprise familiale (crédit : Olivia Cohen).
Il incarne la relève ! Edgar Meauxsonne est le directeur opérationnel du torréfacteur Méo-Fichaux. Et, accessoirement, le petit-fils du fondateur des Cafés Méo, une marque chère au cœur des Nordistes.
Entre tradition et Tech
- Ce Chti de 31 ans a grandi à Mouvaux, avec ses 3 sœurs : Edgar Meauxsoone est le petit-fils de Jules, fondateur des Cafés Méo en 1928.
- Il a fait ses classes chez Back Market, spécialiste de la vente de produits électroniques reconditionnés : "Ça a été une belle formation accélérée, puisque quand j'y suis arrivé, c'était une petite entreprise, puis c'est devenu une entreprise de taille intermédiaire en pleine croissance et enfin, une grosse multinationale, tout ça condensé en 3 ans."
- Fort de cette expérience, il s'est senti les épaules pour rentrer à la maison et faire grandir l'entreprise familiale. Aujourd'hui rebaptisée Méo-Fichaux, elle emploie 300 salariés sur 2 sites, à Lille et La Madeleine.
Un baptême du feu
- Edgar rejoint l'entreprise en 2020, juste après le premier confinement : un contexte exceptionnel qui devient son lot quotidien !
- En effet, l'héritier enchaîne les crises : pénuries de conteneurs, guerre en Ukraine, gelées au Brésil, inondations en Indonésie...
- Loin de s'inquiéter, la jeune pousse a trouvé le défi stimulant : "Dans d'autres entreprises, qui ont toujours connu un marché relativement stable, ils ont peut-être eu peur de se réinventer, ils se sont repliés sur leurs acquis et leurs lignes d'approvisionnement historiques. Tandis que moi, arrivant dans un contexte chamboulé, je n'avais pas d'habitudes installées, ce qui a permis de chercher des solutions et ça a aussi permis à l'entreprise de gagner encore en agilité."
- Le groupe a ainsi franchi une étape historique en 2024 en reprenant la marque Legal et en rapatriant la production de cette institution havraise dans la MEL (nous y reviendrons dans un prochain article).
La transmission
- Ce père de 2 jeunes enfants n'a jamais ressenti aucune pression pour revenir dans l'entreprise familiale. "Notre père ne nous a jamais poussés de manière franche vers le café, avec mes sœurs, et je pense que c'est assez sain comme manière d'aborder une transmission d'entreprise puisque c'est vraiment si les 2 le veulent !"
- Son secret pour décompresser ? "Quand je rentre et que je m'occupe de mes enfants, je laisse tout le boulot sur le pas de la porte."
- Pour ce passionné curieux, l'exigence est la clé du métier : "C'est important de rencontrer nos producteurs, de voir exactement comment est cultivé le café et de prendre connaissance des dernières évolutions techniques en la matière."
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