Mercredi 3 juin
Parc solaire métropolitain de Lyon : l'heure des choix à Rillieux
Rédigé par Léo Mourgeon
Le futur parc solaire devrait produire l'équivalent annuel de la consommation de 1 000 foyers (crédit : Adobe Stock).
La Métropole de Lyon présente ce mercredi lors d’une réunion publique les résultats des études environnementales menées autour du futur parc photovoltaïque de Rillieux-la-Pape.
Rappel des faits
- L’idée remonte à 2022, avec l’adoption du Plan solaire métropolitain. Plutôt que d’artificialiser de nouveaux terrains, la Métropole a choisi de reconvertir un ancien centre d’enfouissement des déchets situé à proximité de la déchèterie de Rillieux.
- Après un appel à projets lancé en 2023, l’entreprise CVE a été retenue pour développer et exploiter la future installation. Le projet associe donc la Métropole, actionnaire à 30 %, la Ville de Rillieux-la-Pape (10 %) et le groupe marseillais, qui assurera l’exploitation pendant 30 ans.
- Après une 1ʳᵉ réunion publique organisée en février 2025, une nouvelle étape s’ouvre ce mercredi avec la présentation des études de biodiversité et des scénarios d’implantation. Si le calendrier est respecté, l’enquête publique doit avoir lieu en 2027, avant des travaux prévus en 2028 et une mise en service la même année.
En chiffres
- Le futur parc couvrirait près de 4 ha, soit l’équivalent d’environ 5 terrains de football. Il accueillerait quelque 7 000 panneaux photovoltaïques pour une puissance de 4,2 MWc. La production annuelle attendue atteint environ 5,1 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique de près de 1 000 foyers.
- L’investissement est estimé à 4,5 M€, dont 220 000 € apportés par la Métropole. Les collectivités espèrent également plus de 900 000 € de recettes fiscales sur 30 ans, auxquels s’ajouteront des loyers et un futur dispositif de financement participatif destiné aux habitants.
Les enjeux
- Organisée à 18h à la salle Simon Veil de Rillieux (inscription recommandée), la réunion publique ne portera pas seulement sur la production d’électricité. Le principal sujet concerne la biodiversité. Depuis l’automne 2024, des inventaires sont menés pour recenser les espèces présentes et adapter le projet en conséquence.
- L’ancienne décharge constitue également une contrainte technique majeure. Impossible d’y creuser profondément ou d’y aménager certains équipements, sous peine d’endommager l’isolation des déchets enfouis.
- Ces points soulèvent des questions auprès des habitants : impact sur le paysage, risque d’éblouissement, bruit des transformateurs ou encore sécurité incendie.
- Autant de sujets qui devraient alimenter les échanges ce mercredi et permettre de mesurer si ce projet de transition énergétique peut trouver sa place dans un environnement déjà fortement marqué par son passé industriel.
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