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Mardi 9 décembre

Lyon : D’où vient le nom de la rue du Bœuf ?

Rédigé par Léo Mourgeon
L'animal gravé dans la roche représente un médecin lyonnais ayant lutté contre la peste (crédit : Adobe Stock).

Dans le Vieux-Lyon, cette rue pavée doit son nom à une statue étonnante… née d’un simple jeu sur un patronyme.

Un animal devenu emblème

  • Au XVIᵉ siècle, le médecin lyonnais Louis Thorel hérite d’un immeuble à l’angle de la place Neuve-Saint-Jean. Anobli en 1597 pour « service rendu durant la peste », il doit se choisir un blason.
  • En jouant sur son nom — « Thorel » partageant ses racines avec « taureau » — il opte pour l’animal et orne sa façade d’une sculpture. Le bovin s’impose rapidement dans le paysage et finit par désigner la rue, de manière officieuse.
  • Une situation qui porte à confusion, puisque la voie s’appelait rue Tramassac, un nom désormais porté par la rue voisine.

Un concentré d’histoire(s)

  • Le tracé de la rue remonte à la fin du IIIᵉ siècle, lorsque les habitants quittent Fourvière et s’installent près de la Saône. Le quartier devient l’un des premiers foyers de la ville basse. Plus tard, il accueille le premier atelier monétaire lyonnais : en 1491, on y frappe notamment une médaille célébrant le mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne.
  • Étroite, irrégulière et bordée de maisons Renaissance dont la Tour Rose, la rue aligne traboules, cours et façades sculptées. Elle dissimule aussi un puits où un habitant cache des reliques en 1562 pour les protéger des guerres de Religion. Elle abrite enfin la « longue traboule », la plus célèbre du Vieux-Lyon.
  • En 2017, elle a même gagné un surnom supplémentaire : « la rue la plus étoilée de France ». Sur 188 m se trouvaient alors Au 14 Février (3 étoiles), La Cour des Loges (étoile retirée depuis la fermeture pour travaux) et l’établissement de Jérémy Galvan, parti depuis vers une nouvelle aventure.
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