Jeudi 11 juin
Le Bar des sciences clôt sa saison avec une soirée inédite à la médiathèque Zola
Rédigé par David Pagès
Les collections, comme celles des minéraux, participent à la fabrique des savoirs (crédit : Adobe Stock).
Pour cet ultime rendez-vous de vulgarisation scientifique de l'année organisé par l'Université de Montpellier, rendez-vous ce soir à 19h, à la médiathèque Émile-Zola.
De quoi parle-t-on ?
- Depuis janvier, 1 fois par mois, chercheurs et habitants se retrouvent autour d'un verre pour discuter de sujets aussi variés que les virus, les microplastiques, l'audition ou encore l'agroforesterie.
- Organisé par l'Université de Montpellier (UM) avec ses partenaires scientifiques, le Bar des sciences est devenu l'un des rendez-vous phares de la culture scientifique locale.
- « L'idée, c'est de faire un débat participatif entre des citoyens et des scientifiques sur une thématique », résume auprès de l'Essentiel Montpellier Marianne Dupré-Gabirot, responsable Événementiel et Diffusion des savoirs du service de culture scientifique de l'UM.
- Cette année encore, le succès a été au rendez-vous avec une moyenne de 50 à 60 participants par soirée, et jusqu'à 90 lors de la Semaine du cerveau.
- Particularité de cette édition de clôture : elle se déroulera exceptionnellement à 19h, à la médiathèque Émile-Zola (entrée libre), un lieu plus adapté à la thématique choisie, Collections d'amateurs : de l'intime au patrimoine scientifique.
Au programme
- Et si les trésors conservés dans un grenier, une bibliothèque ou une vitrine personnelle pouvaient intéresser la recherche ? C'est la question qui animera les échanges.
- 3 intervenants croiseront leurs regards : Benoît Gibert, enseignant-chercheur en géosciences, Sofia Lautrec, artiste et poétesse actuellement en résidence à l'UM, et Audrey Théron, chargée des collections muséales.
- « C'est quelque chose d'inédit, on ne l'avait jamais fait jusqu'à présent », souligne Marianne Dupré-Gabirot.
- À travers l'exemple d'une collection familiale de minéraux devenue source d'inspiration artistique et objet d'étude scientifique, ils montreront comment l'intime peut parfois rejoindre le patrimoine collectif.
Ce qui fonctionne
- Si le Bar des sciences attire autant, c'est sans doute parce qu'il casse les codes. Ici, pas de conférence magistrale ni de jargon inaccessible. « Il n'y a pas de question bête. Elles peuvent toutes être posées », insiste Marianne Dupré-Gabirot.
- L'événement mise aussi sur l'inclusion. Grâce à un partenariat avec l'association Des'L Interprétation, chaque soirée est traduite en langue des signes française. Une initiative qui a permis de fidéliser un public sourd et malentendant.
- « Au début, ils n'osaient pas trop intervenir. Aujourd'hui, ils posent des questions et participent pleinement aux échanges. »
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