Vendredi 5 juin
La Méditerranée se met à table au musée Lattara
Rédigé par David Pagès
Une nouvelle exposition à découvrir jusqu'au 1er février 2027 (crédit : Cécile Marson / Montpellier 3M).
Avec sa nouvelle exposition d'envergure nationale présentée à partir d'aujourd'hui, le Site archéologique Lattara - musée Henri Prades explore les repas antiques comme langage social et culturel. Découverte.
De quoi s’agit-il ?
- Banquets méditerranéens entre Grecs, Étrusques et Gaulois s’intéresse à un geste universel : partager un repas. Mais ici, la table devient objet d’étude. Vaisselle, amphores, restes alimentaires, gestes rituels : tout raconte une société.
- Loin d’un simple plaisir gastronomique, le banquet apparaît comme un système de codes où se jouent les hiérarchies, les alliances et les croyances.
- À travers près de 150 œuvres et objets archéologiques, le Site archéologique Lattara - musée Henri Prades - d'aujourd'hui et jusqu'au 1er février 2027 (entrée : 3 et 5 €) -, donne à voir ce que l’on mangeait, mais surtout comment et pourquoi on mangeait ensemble dans l’Antiquité méditerranéenne.
Un peu d’histoire
- L’exposition s’appuie sur les recherches du programme Geprico, financé par l’Agence nationale de la recherche, consacré aux rites de commensalité (le fait de partager la table) entre le VIe et le IVe siècle avant J.-C.
- Dans cette Méditerranée nord-occidentale en contact permanent, Grecs phocéens, Étrusques et Gaulois échangent biens, pratiques et savoir-faire. Le banquet devient alors un observatoire privilégié : on y boit, on y sacrifie, on y honore les morts comme les dieux.
- Les fouilles, mais aussi les analyses biochimiques et polliniques, permettent aujourd’hui de reconstituer ces scènes disparues - jusqu’aux saveurs et aux odeurs, cette part invisible de l’archéologie.
Le contexte
- Reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture, l’exposition bénéficie d’un soutien financier exceptionnel de l’État. Une distinction rare qui souligne son importance scientifique et culturelle.
- Elle s’inscrit dans un programme de recherche international et pluridisciplinaire, associant archéologues, historiens et scientifiques.
- En mettant en lumière ces sociétés anciennes en interaction, le musée Lattara s’impose comme un lieu de référence pour comprendre les origines des échanges méditerranéens. Pour en savoir plus, c'est ici.
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