Mardi 2 juin
Des comptages pour préserver les hirondelles et les martinets dans les quartiers nantais
Rédigé par Chloé Chamouton
Le martinet noir se caractérise par son corps aérodynamique (crédit : Adobe Stock).
Ouvrez l’œil et levez la tête ! Tous les mardis et vendredis du mois de juin à partir de ce jour de 19h30 à 21h et jusqu'au 3 juillet, vous êtes conviés à participer au comptage de ces oiseaux protégés dans votre quartier, à Nantes. L'occasion d'apprendre à mieux les repérer.
Le contexte
- Chaque printemps, les hirondelles des fenêtres, les hirondelles rustiques et les martinets noirs reviennent nicher sur le territoire ligérien après un long voyage migratoire depuis l'Afrique.
- Pourtant, ces espèces messagères des beaux jours se font chaque année plus rares.
- Les comptages de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) témoignent d'une perte de cette biodiversité avec une diminution de 23 % des hirondelles de fenêtre, 25 % des hirondelles rustiques et 46 % des martinets noirs en France ces 20 dernières années.
- En causes, le recours aux insecticides qui diminuent leurs ressources alimentaires, le changement climatique et la destruction de leurs habitats naturels, notamment les zones humides.
- Par ailleurs, ces oiseaux viennent nicher sur les façades ou dans les fissures des bâtiments et se retrouvent donc souvent impactés par les travaux de rénovation.
Les enjeux
- Ces repérages demeurent primordiaux pour sensibiliser tout un chacun à la préservation de cette faune.
- Les habitants volontaires sont donc conviés à participer à ces inventaires, en signalant les hirondelles ou les martinets (nids sous les toits, groupes d’individus en vol…) autour de chez eux ou lors de leurs balades à Nantes.
- Pour rappel, il est interdit de détruire ces animaux, leurs nids ou leurs œufs, ou tout simplement de les perturber intentionnellement.
Où aller ?
- Les bénévoles de la LPO et les agents de la Métropole proposent 10 rendez-vous dans 10 quartiers de Nantes entre ce jour au centre-ville au château des Ducs et le 3 juillet quartier Chantenay. Gratuit sur inscription.
- « Les données récoltées permettront d'alimenter l'observatoire de la biodiversité métropolitaine, de localisant les colonies et suivre leur évolution afin d’éviter la destruction des nids lors de travaux sur les bâtiments publics. Elles visent à sensibiliser les particuliers à la cohabitation avec ces espèces protégées », explique la métropole.
- Elles serviront également à la mise en œuvre du plan d’actions « Bâti Biodiv » destiné à faire des bâtiments publics des supports favorables au vivant dans le cadre de la politique de reconquête de la biodiversité de la métropole nantaise.
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