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Bonjour,
L'actualité du 22 juin

Météo :

Grand soleil le matin avec de légers nuages l'après-midi (Min : 28° ; Max : 30°).

Trafic :

De 21h à 6h, fermeture de l'A55 dans les 2 sens ; fermeture de l'A7 en direction de Marseille.

De 6h à 17h (jusqu'au 4 septembre), les bus 36 et 36 B modifient leurs itinéraires. Voir les détails.

Les Marseillais de moins en moins réticents sur le don d'organe 👐

Un geste qui sauve des vies (Crédit : Adobe Stock).

Grâce aux nombreuses campagnes d'information, les Marseillais consentent plus facilement à donner leur accord pour les prélèvements sur des proches. 

La toile de fond

  • Aujourd'hui a lieu la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et de reconnaissance aux donneurs, créée en 2005 en France à l'initiative de l'Agence de la biomédecine.
  • L'Organisation mondiale de la Santé coordonne chaque 17 octobre une Journée mondiale du don d'organes et de la greffe.
  • Depuis 2019, son symbole est le ruban vert porté pour rappeler que, selon la législation française, « nous sommes tous présumés donneurs, sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant ».

État des lieux

  • En France, 6 148 greffes, dont 614 issues de donneurs vivants, ont été réalisées grâce à 1 590 donneurs.
  • « En 2025, nous avons fait à Marseille 48 prélèvements (jusqu'à 7 organes peuvent l'être lors d'une opération) et nous en sommes à 26 au 1er semestre 2026 », indique Marco Caruselli, chef de service de la Coordination hospitalière de prélèvement d'organes et de tissus à l'hôpital Nord et à l'hôpital de la Timone, à l'Essentiel Marseille.
  • « Avec les organes qui arrivent de l'extérieur, nous avons réalisé ici 265 greffes en 2025 contre 305 en 2024 », précise-t-il.
  • Entre 700 et 800 personnes sont en attente dans la cité phocéenne.

Ce qui se passe

  • L'Agence de la biomédecine lance une campagne de sensibilisation au don d'organes et de tissus.
  • Elle mobilise autour de spots TV, radio et réseaux sociaux contenant des témoignages et un appel : « Rappelez à vos proches que vous êtes donneur. Si on le disait tous, des milliers de vies seraient sauvées chaque année ».
  • Depuis février, la Ville de Marseille et l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) sont ambassadrices du don d'organes.
  • Les hôpitaux Nord et La Timone animent aujourd'hui des stands d'information installés dans leur hall principal pour sensibiliser le grand public.
  • « Nos campagnes massives ont permis de réduire considérablement le taux d'opposition des proches à un don d'organe », se réjouit Marco Caruselli.
  • De 61 % dans notre ville en 2023, il est tombé à 45,6 % l'an dernier, « et aujourd'hui à 32 %, soit enfin au niveau de la moyenne nationale (35 %). »
  • Le 3 juillet à partir de 9h, l'AP-HM organise une opération ruban vert humain au Vieux-Port en collaboration avec le Comité national pour la promotion de la transplantation d'organes de Tunisie.
  • « Le 15 octobre à 17h aura lieu à l'Alcazar une conférence multireligieuse sur le sujet avec l'intervention de 4 patients greffés », dévoile Marco Caruselli.
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Les étés marseillais dorent les grilles du palais de la Bourse ☀️

Sous le soleil exactement (Crédit : Marcel de Renzis)

Une exposition sur le thème de l'été est présentée depuis aujourd'hui et pendant 3 mois à l'extérieur du bâtiment.

À propos

  • La Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) propose  jusqu'au 20 septembre « Un air d'été ».
  • Sur les grilles du palais de la Bourse, 41 photographies et affiches animent ce thème.
  • Elles balisent un parcours « mettant en lumière les paysages, les pratiques sociales et l'essor touristique du territoire au fil des décennies ». Gratuit et en accès libre.

Que voir ?

  • Cette exposition propose « une immersion dans l'histoire des étés méditerranéens » entre les années 1940 et 1950.
  • Baignades aux Catalans, charme de Carry-le-Rouet, horizons sauvages des Calanques... les photos témoignent du quotidien et « racontent la lumière, la liberté et les souvenirs qui font la saveur de l'été ».
  • Elles sont issues des collections artistiques de l'institution qui possède 5 000 affiches de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1990 et quelque 35 000 photographies du journaliste marseillais Marcel de Renzis.

Qui ?  

  • Né dans le Doubs en 1910, Marcel de Renzis a été l'un des grands photographes reporters de la cité phocéenne du XXe siècle.
  • Journaliste depuis l'âge de 16 ans, il arrive à Marseille en 1930 comme correspondant pour l'agence Keystone (France et États-Unis).
  • De 1932 à 1940, il exerce au Petit Marseillais, puis devient pigiste pour des titres comme L'Illustration, Sport-Vie-Plein-Air, Les Cahiers du Film (de Marcel Pagnol) et la revue municipale Marseille.
  • Ses clichés documentent la vie quotidienne des habitants de la cité phocéenne, la destruction des quartiers du Vieux-Port et du Panier en 1943, la Libération de Marseille en août 1944 (à laquelle il participe comme photographe auprès des combattants de l'Armée française).
  • Après le conflit, correspondant de Time Life, Match, France Dimanche et V Magazine, il couvre la reconstruction de la ville, les activités portuaires, économiques et culturelles de la région.
  • Marcel de Renzis a fini sa carrière au Provençal, d'abord comme reporter, puis chef des informations et enfin secrétaire général de la rédaction.
  • À son décès en 1998, son fils a fait don à la CCIAMP de son fonds d'archives. 
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Le jour où la cité phocéenne a scellé son destin avec la Provence 📜

La "Ville Basse" qui gère le port est en opposition avec la "Ville Haute" dirigée par l'Évêque (Crédit : Frédéric Dubessy).

Le 22 juin 1243, Marseille signait un traité la liant au comte Raimond Béranger IV.

Le contexte

  • Au XIIIe siècle, la très riche cité phocéenne est une république urbaine autonome.
  • La gouvernance de la « Ville Basse », tout autour de l'actuel Vieux-Port, ressemble à celle des cités-États italiennes.
  • Elle est assurée par des consuls issus de la haute bourgeoisie marchande et de grandes familles locales.
  • Ils doivent cependant composer avec un autre pouvoir, celui de l'Évêque qui gère la « Ville Haute » depuis la Major (l'ancienne cathédrale romane) et le château de Babon sur la butte Saint-Laurent.
  • Aujourd'hui disparu, cette forteresse se situait à l'emplacement actuel de l'église Saint-Laurent et de la passerelle qui relie son esplanade au fort Saint-Jean.
  • La « Ville Basse » est soutenue par le podestat d'Avignon, Barral 1er des Baux, engagé dans des batailles pour soutenir les villes du Midi face aux ambitions centralisatrices du comte de Provence Raimond Bérenger IV basé à Aix.
  • En 1230, le comte de Provence assiège Marseille, commune qui se place sous la protection du comte Raymond VII de Toulouse, son grand rival.

Le revirement

  • Le sort des armes, l'éloignement progressif du comte de Toulouse, le harcèlement des troupes provençales, conduisent Marseille à renier ses accords avec son allié.
  • La république des consuls se voit alors contrainte de négocier avec Raimond Bérenger IV.
  • Le 22 juin 1243, une convention est signée entre les 2 parties.
  • Dans ce texte, Marseille reconnaît qu'elle est « juridiquement » en Provence et perd sa souveraineté en intégrant le comté.

Les conséquences

  • Le traité laisse à la commune une indépendance politique limitée à la reconnaissance de suzeraineté, le droit d'élire des recteurs, consuls et officiers communaux, la prestation de chevauchées.
  • Le blason de la ville arbore désormais la croix d'azur, ainsi que les bandes rouges et or de la maison Barcelone-Provence.
  • Marseille n'a plus le privilège de frapper sa propre monnaie et se voit imposer par son nouveau maître dès 1243 une petite pièce en alliage cuivreux, le menut marseillais (ou demi-gros), où apparaît la tête couronnée du comte de Provence et la mention de la ville.
  • Grâce à cet accord contraint, le successeur de Raimond Bérenger IV (qui meurt en août 1245), son gendre Charles 1er d'Anjou (frère du roi Saint-Louis), pourra justifier le siège de Marseille en 1251 pour récupérer le comté de Provence.
  • La capitulation en juillet 1252 mettra fin à la République de Marseille.
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Humain et animaux, même combat face à la santé ⚕️

Il n'existe plus de frontière entre espèces pour la transmission des maladies (Crédit : Adobe Stock / Image générée avec l'aide de l'IA).

Parce que les liens sont de plus en plus tenus, un réseau régional voit le jour pour servir de cadre de référence et mener des actions en commun.

Pour bien comprendre

  • L'idée d'une convergence entre la médecine humaine et la médecine vétérinaire est née dans les années 60.
  • Ce concept d'approche « intégrée et unificatrice pour équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes » a été formalisé sous le nom d' « Une Seule Santé » (« One Health » en anglais) sous l'impulsion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au début des années 2000.
  • Il répond à l'émergence en Asie des maladies zoonotiques qui se transmettent naturellement entre l'humain et les animaux.

Pourquoi en parle-t-on ? 

  • À Marseille, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a financé en 2024, en partenariat avec la Direction régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du logement (Dreal) et la Région Sud, une étude de préfiguration d'un réseau régional « Une Seule Santé » confiée à 3 consultants experts en sociologie des politiques publiques et de l'environnement.
  • Elle débouche aujourd'hui sur son lancement officiel à l'Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires (IMTV) avec plusieurs intervenants qui vont se succéder de 10h à 16h30.
  • Selon ses promoteurs, l'Agence régionale pour la Biodiversité et l'Environnement (ARBE), l'ARS, la Région et la Dreal, cette journée, non ouverte au grand public, a pour objectif d'« encourager l'appropriation de l'approche « Une Seule Santé » à l'échelle régionale », de « renforcer les liens entre les acteurs » et d' « identifier et structurer des actions concrètes grâce à des ateliers thématiques ».

À quoi ça va servir ? 

  • « Une Seule Santé » va regrouper en région les compétences des 3 santés (humain, animaux, plantes/environnement), ainsi que leurs écosystèmes étroitement liés et interdépendants.
  • Ce nouveau réseau va permettre de traiter conjointement et de mieux organiser les systèmes de surveillance et d'alerte dans notre région sur des sujets comme les zoonoses : virus du Nil occidental transmis par les moustiques aux oiseaux et aux humains, grippe aviaire, dengue, chikungunya...
  • Autre axe de travail en commun, la prescription de nature, soit le fait d'encourager les patients à passer du temps au vert pour lutter contre diverses pathologies (diabète, isolement, troubles psychiques...)
  • Les questions de végétalisation, renaturation, désimperméabilisation, notamment face aux îlots de chaleur urbains, sont aussi concernées.
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Le portrait : Sophie Vives Apy : la croisière dans la peau 🛳️

Elle aime être à bord pour chouchouter ses clients (Crédit : Les Voyages de Sophie).

Cette grande voyageuse a trouvé son bonheur en organisant des croisières gastronomiques et culturelles.  

Bio express

Née à Marseille il y a 47 ans, Sophie Vives Apy a très vite été habituée à voyager. Et pour cause. Son père, Jean-Maurice Ravon, est le fondateur de l’agence de voyages TMR, spécialisée dans les tours du monde en avion. « J’ai vécu mon 1er à 9 ans, en 1987, puis le second en 1989, sur un Concorde d’Air France avec le commandant André Turcat. Que de souvenirs forts et grandioses ! », confie-t-elle à l'Essentiel Marseille. Entre deux vacances scolaires en Vendée, région d’origine de son père, elle suit ses parents en week-end à Rio, New York, Marrakech…. « J’ai participé aussi au retour du mythique paquebot France en Méditerranée en 1998 et en 2001. » Après un bac au Lycée Périer et des études de commerce à Nice, puis en Espagne et à Londres, c’est tout naturellement qu’elle commence à travailler dans l’agence familiale. 

Son indépendance

Au fil des années, elle devient le bras droit de son père chez TMR. « En 2012, j’ai voulu créer ma première croisière gastronomique à mon nom, mais il n’y avait pas de place pour deux marques au sein de l’agence ». Elle prend donc son envol en 2014 et lance Les Voyages de Sophie en affrétant un navire de la compagnie Ponant. « J’ai toujours voulu travailler avec des chefs cuisiniers et j’ai eu la chance de rencontrer Michel Roth, un vrai artiste qui aime transmettre le bonheur à l’état brut ! ». Depuis 2019, ses croisières haut de gamme sur des bateaux de 100 à 200 passagers maximum bénéficient d’un très bon bouche à oreille et sont complètes à chaque départ. Elle tient à être à bord pour chouchouter ses clients, exclusivement francophones. « En plus des brigades de cuisine hors pair, je fais venir des artistes et des musiciens, qui apportent une ambiance unique et font partager leur univers aux passagers. Nous passons une semaine dans une bulle, à découvrir des escales et à vivre une expérience humaine très riche. » 

Ses projets

« Je suis tout le temps en repérage pour trouver des bateaux et des destinations. » Les prochaines croisières vont se dérouler sur le Rhin, le Nil et le Mékong, mais aussi en 2027 et 2028, en Patagonie, en Islande et en Polynésie. Entre ses déplacements et ses séjours à Londres où elle a gardé des attaches, elle trouve du temps pour s’occuper de ses deux filles, nager au Cercle des Nageurs et aller au théâtre. « Le métier d’organisatrice de croisière est très difficile, soumis à des risques commerciaux, des crises géopolitiques et sanitaires. Mais je ne ferai jamais autre chose ! », sourit-elle. 

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Revue de presse 🗞

Un Marseillais sabre le champagne

Jean-Philippe Patrice a remporté le titre de champion d'Europe d'escrime à Antony. Il s'agit du 1er grand titre individuel du sabreur de 29 ans qui a aussi décroché une médaille de bronze par équipe aux JO de Paris 2024, précise Ici Provence.

La Villa Gastaut protégée

Ce bâtiment édifié en 1895 par le négociant Alexandre Couros au 87, boulevard Périer (8e) a été inscrit aux Monuments historiques. La Chambre des métiers l'a vendue fin 2024 pour 3,4 M€ à un privé, indique La Marseillaise.

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NOS IDÉES SORTIES DE LA SEMAINE 💡

Twerkistan s'installe pour une soirée à La Citadelle (Crédit : Isis Mecheraf).

Poésie, humour et tendresse

L'Art Dû théâtre propose ce soir à 21h la pièce « Les pas perdus » de Denise Bonal. Dans une gare, les histoires s'entremêlent et révèlent des fragments de vie en quête de lien humain. 10 €. Réserver. 

Liberté du corps

Le Festival de Marseille accueille mardi et mercredi (20h30) au théâtre des Calanques le spectacle de danse « F*cking Future » du chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira. Figures hip-hop, techno, clubbing, transforment l’arène en un véritable dancefloor. 10 à 20 €. Réserver.

Du beau monde chez Silvain

Jeudi, Pomme, Zélie, le duo marseillais Tessina et le DJ de La Plaine Christian assurent l'ouverture de la 6e édition d'Au Large Festival (jusqu'à samedi) au théâtre Silvain. 32 à 42 €. Réserver.

Du son en plein air

Vendredi, de 18h à 23h45, la Citadelle de Marseille co-orchestre avec le collectif Twerkistan une soirée. Des musiques électroniques, des rythmes du Maghreb et des influences amazighes sont au programme avec le duo de DJ Azul et Kbira, co-fondateurs des soirées Mektoub, Four by Four et Kermitta. 16,50 à 22 €. Réserver.

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Direction de la rédaction : Jean-Marc Paillous avec Emmanuelle Magne et Dany Laforge. Rédacteur en chef : Frédéric Dubessy. Avec : Catalina Cueto.

À demain !

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