Eau potable, quels enjeux sanitaires ? 🚰
Dans le cadre de Place Publique, un débat est organisé ce soir sur la thématique : eau potable, à votre santé ! Explications avec l'un des intervenants, Mickaël Derangeon, vice-président du syndicat Atlantic'eau.
La toile de fond
- L’eau du robinet fait l’objet de 18,5 millions d’analyses par an par les autorités sanitaires. Pourtant, la confiance s’érode.
- Début juin, la conférence nationale des médecins libéraux (URPS-ML) a adressé une lettre d’alerte au gouvernement, pointant pesticides, polluants éternels et microplastiques comme autant de menaces « systémiques, insuffisamment encadrées ».
- Les effets redoutés sont graves : cancers, perturbations hormonales, maladies chroniques. Et l’eau en bouteille n’offre pas d’échappatoire. Le scandale Nestlé, accusé d’avoir illégalement « nettoyé » ses eaux embouteillées pour masquer des contaminations, l’a rappelé.
- L'eau que nous consommons au robinet demeure donc un véritable défi sanitaire.
Zoom sur
- En Loire-Atlantique, Atlantic'eau se charge de l'assainissement. « Nous traitons et distribuons l'eau à environ 550 000 personnes du département, nous alimentons 145 communes rurales ligériennes », explique notre interlocuteur.
- « Nous avons mis en place un département de recherche et de développement au sein duquel nous menons des études pour identifier les polluants trouvés dans l'eau. »
- « Notre particularité, c'est d'être transparent. On a certes des problématiques de nitrate, de métabolites de pesticides, mais la Loire-Atlantique n'est pas plus polluée qu'ailleurs. »
Pourquoi c'est important ?
- « Dans notre département, 70 % de l’eau consommée au robinet provient de la Loire. Les 30 % restants viennent des nappes souterraines. Le fleuve se trouve majoritairement contaminé par des résidus de médicaments pour le diabète, l'obésité, l'asthme. »
- La cause ? De nombreuses stations d'épuration se jettent dans la Loire mais l'origine première concerne l'alimentation et la façon dont nous consommons.
- « Nous réclamons du zéro pesticide sur les zones de captage qui ne représentent que 3,5 % de la surface agricole utile. Nous demandons que l'État nous donne la possibilité d'indemniser les agriculteurs pour qu'ils n'utilisent pas d'intrants chimiques. Il faut arrêter d'ajouter des polluants. »
- « Nous devons protéger, privilégier une agriculture qui doit être en adéquation avec la santé humaine. Si nous améliorons notre alimentation, nous favorisons une agriculture vertueuse et nous améliorons la qualité de l'eau. »
Y aller : 20h à 22h à la Maison des arts, 26, rue de Saint-Nazaire, à Saint-Herblain. Gratuit. Entrée libre. Vous pouvez retrouver l'émission en replay ici.


