Mardi 2 juin
Le chiffre : 85% des oiseaux nicheurs sont présents en Paca
Rédigé par Fabien Pigalle
Un document de 36 pages présente un état des lieux actualisé de la biodiversité dans la région (crédit : Adobe Stock).
Notre région occupe la 1re place en France métropolitaine pour la biodiversité.
Les grandes lignes
- L'Observatoire régional de la Biodiversité de l'Agence régionale Biodiversité et Environnement (ARBE), vient de publier une étude « Regard sur la nature 2025 ».
- Ce document de 36 pages imprimé à 1 500 exemplaires est consultable en ligne.
- Il contient de nombreux indicateurs clés et un état des lieux actualisé de la biodiversité (cours d'eau, sols, espèces animales et végétales...), des principales pressions qui s'exercent sur elle (destruction et fragmentation des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollutions, espèces exotiques envahissantes et changement climatique) et des actions engagées pour la préserver.
- Notre région abrite le plus grand nombre d’espèces animales et végétales de France métropolitaine.
- Selon l'ARBE, « elle porte une responsabilité nationale — voire européenne pour certains groupes biologiques — dans la conservation de ce patrimoine naturel exceptionnel ».
État des lieux
- 85% des espèces d'oiseaux nicheurs de France métropolitaine sont présentes en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- 255 espèces sont recensées ici et 6% de cette population est menacée de disparition (10% sont en danger et 21% vulnérables).
- L'Observatoire note depuis 2003 une baisse de 31,7% du nombre d'oiseaux nicheurs spécialistes de milieux agricoles, de 8% de ceux forestiers et de 25,3 % de ceux des bâtis.
- Une légère hausse est observée chez les oiseaux dits généralistes, qui vivent dans une grande variété d'habitats (+ 2 %).
- En 2025, la France comptait 51 couples d'aigles de Bonelli et 27 d'entre eux nichaient dans notre région.
- Dans notre département, vous pouvez observer des Tétras-Lyre, Gypaète barbu, le Grand Rhinolophe ou encore le criquet hérisson.
Zoom
- L’ARBE a mené une enquête « avant et après rénovation et extinction partielle de l’éclairage public sur 4 communes de la métropole Nice Côte d’Azur» afin de mieux comprendre l'impact de la lumière artificielle.
- Celle-ci montre qu'une évolution des horaires d’extinction et de rallumage en tout début et en fin de nuit, là où beaucoup d’espèces ont une forte activité, permettrait « d’avoir des impacts plus importants pour celles moins sensibles aux extinctions en cœur de nuit ».
- L'étude a permis de constater « le retour d’espèces de chauves-souris lucifuges comme les murins, les oreillards et les rhinolophes dans les secteurs éteints et suggère une restauration des habitats de chasse et des corridors de vols pour ces espèces ».
- Sur un panel de 398 communes de la région qui ont répondu : 78% pratiquent l’extinction de leur éclairage public en cœur de nuit, 6% ont un projet d’extinction en cours, 14% ne pratiquent pas d’extinction nocturne.
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