Le salon Techinnov fête 20 ans de liens créés avec les entrepreneurs
Techinnov, salon majeur consacré à l'innovation et aux connexions entrepreneuriales, fête ses 20 ans ce mardi au Parc Floral de Paris (12e). L'occasion d'évoquer le rendez-vous avec son président Laurent Legendre, mais aussi de mettre en avant les bonnes pratiques et les choses à ne pas faire lorsqu'on lance son entreprise en région parisienne.
COMMENT A ÉVOLUÉ TECHNINNOV ?
« Le salon est né il y a 20 ans sur le plateau de Saclay (78 et 91), avec l'objectif de rapprocher les innovations technologiques qui sortaient de ce territoire avec les besoins industriels. Depuis, il a largement évolué mais conserve l'idée d'avoir des rendez-vous programmés où les startups innovantes peuvent rencontrer leurs futurs investisseurs et clients. »
« Nous nous sommes thématisés, avec une spécialisation sur les questions de défense en lien avec l'Agence de l'innovation de défense (AID), et bien sûr dans le cadre du plan France 2030. »
« Cette année, le salon accueille plus de 100 exposants, dont plus de 60 % de Franciliens, et plus de 12 000 demandes de rendez-vous ont été envoyées. Nous intégrons deux événements, Go Invest et Open Innov. Le premier encourage le développement des liens commerciaux, et le second propose des sessions de "reverse pitch", dans lesquelles les grands groupes expliquent ce dont ils ont besoin. »
QUELS MOYENS PEUT UTILISER UN ENTREPRENEUR QUI SE LANCE ?
« Les différents financements vont arriver à des moments particuliers de la vie de l'entreprise. Au début, on a une idée, et on cherche de la « love money » (des financements via un entourage proche, ndlr). »
« Ensuite, quand on a un prototype, il est possible d'intéresser des business angels ou des fonds publics. C'est encore plus vrai en Île-de-France, où le financement de l'innovation est bien structuré et où il existe des pôles de compétitivité. Il est aussi possible de passer par des grandes entreprises déjà en place. Quand la structure est plus mature, qu'il faut industrialiser, la levée de fonds peut intervenir. »
« À Paris, l'avantage pour les entrepreneurs est qu'il y a une grande densité d'incubateurs, avec au moins 25 structures dont Station F, la plus grande de France, sans compter ceux de la couronne et notamment sur le plateau de Saclay. À cela s'ajoutent les instituts de recherche et de technologie, et toutes les grandes écoles, qui sont autant d'atouts. »
QUELS SONT LES PIÈGES À ÉVITER ?
« Le piège principal, c'est l'isolement. La startup qui ne serait pas interfacée avec son écosystème a beaucoup moins de chances de survivre. Le partage de savoir est très important, et le réseau permet aussi de repérer des clients. »
« L'autre écueil concerne les startups trop optimistes, qui vont partir sur des business plans exponentiels alors que les besoins du marché, eux, ne sont pas exponentiels. »
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