Vendredi 19 juin
Le transport du bois par flottage, une tradition bientôt reconnue ?
Rédigé par Clémentine Duverly.
La pratique du flottage par train de bois était encore utilisée après la Seconde guerre mondiale comme en témoigne cette photo d'époque (crédit : ssac Clamecy).
La Ville de Clamecy (Bourgogne-Franche-Comté) œuvre à faire inscrire le transport du bois par flottage au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
Les racines du projet
- Pratiqué du XVIe au XIXe siècle, le radelage consiste à acheminer par voie fluviale des bûches issues des forêts du Morvan, destinées au chauffage et aux fours parisiens.
- Avant d’atteindre leur destination finale, les morceaux de bois jetés dans les rivières à la période automnale, sont récupérés au printemps à Clamecy.
- Les habitants les extraient de l’eau avant de les trier puis construisent des « trains de bois ».
- Ces radeaux, longs de 75 mètres et large de 4,50 mètres, sont équipés de flotteurs pour traverser l’Yonne et arriver à Paris après environ 10 jours de trajet.
- Face à la demande croissante, un canal de navigation est lancé en 1786. Les travaux s’achèvent en 1840 avec la réalisation de trois tunnels, avant la mise en service du canal du Nivernais le 15 mars 1841.
- L’essor du charbon, du chemin de fer puis de la navigation entraîne progressivement la disparition de cette pratique.
Un patrimoine immatériel
- La Ville de Clamecy, l’association Flotescale et confrérie Saint-Nicolas figurent parmi les acteurs mobilisés pour faire reconnaître ce savoir-faire.
- Cette reconnaissance serait susceptible de dynamiser l’attractivité touristique de la Nièvre et de l’Yonne.
- Le Ministère de la Culture étudie actuellement le dossier pour l’inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de la France, une étape qui pourrait être clef.
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