Mercredi 17 juin
Goûter à la cuisine du monde avec le Refugee Food Festival à Rouen
Rédigé par Freddy Lamme.
Le cuisinier iranien Ramin Saniei sera vendredi soir aux fourneaux en compagnie d’Élisa Simon, cheffe du restaurant rouennais Tranché (crédit : Loraine Villaumé).
Rouen accueille une nouvelle édition du Refugee Food Festival et mêle des chefs locaux à des cuisiniers réfugiés le temps d’un repas.
De quoi parle-t-on ?
- Le Refugee Food Festival propose des collaborations culinaires inédites entre cuisiniers réfugiés en France et acteurs de la gastronomie locale.
- C’est la 11e édition de ce festival singulier, présent dans plusieurs grandes villes françaises (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris…). Rouen a rejoint le mouvement l’an dernier.
- Les clients sont invités à réserver une table le midi ou le soir indiqué dans le programme, afin de découvrir une cuisine d’ailleurs.
Le mélange des saveurs
- Le Mali, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie et l’Iran s’invitent aux tables rouennaises jusqu’à vendredi soir.
- Jeudi midi, le restaurant d’insertion Léo à table et sa cheffe Jeannette accueillent dans leur cuisine Naïma Abdi Mohumed. Elle met à l’honneur la cuisine éthiopienne dans une formule entrée-plat-dessert à 18 €.
- Deux autres rendez-vous sont encore ouverts à la réservation : la street-food ivoirienne d’Edwige Kra au bar Le Vintage (rue Jean-Lecanuet), réalisée avec Coraline ; un dîner iranien chez Tranché (rue Damiette), fruit de la rencontre entre la cheffe locale Élisa Simon et Ramin Saniei, venu de Téhéran.
En coulisses
- « Nous démarchons les chefs rouennais mais certains nous contactent directement. C’est en tout cas un engagement fort de leur part car ils salarient le cuisinier réfugié le temps du repas préparé, mais aussi lors des rencontres préparatoires », renseigne Loraine Villaumé, co-porteuse du Refugee Food Festival de Rouen.
- Des échanges sont également menés en amont de l’événement avec les structures qui accueillent et accompagnent les réfugiés sur le territoire : France Terre d’Asile, le Foyer des Jeunes Travailleurs ou encore Éducation et Formation, d’où vient Ramin Saniei.
- Parfois, les belles histoires trouvent une suite : « Des réfugiés ont trouvé un poste en cuisine, il y en a même un qui a été engagé comme professeur de Français Langue Étrangère, témoigne Loraine Villaumé. Un cuisinier syrien a même ouvert son propre restaurant. »
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