Mercredi 2 juillet
Les conseillers d'orientation font le point à Strasbourg
Rédigé par S.G.
En licence, près de 40 % des étudiants se réorientent à l'Unistra (Crédit : Adobe Stock).
Plus de 450 professionnels et étudiants se réunissent à l'Université de Strasbourg (Unistra) à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 4 juillet pour réfléchir aux transformations des parcours et des outils d’insertion.
De quoi parle-t-on ?
- Organisées en partenariat avec l’association La Courroie, Les Journées nationales de l’orientation et de l’insertion professionnelle réunissent des acteurs de l’orientation, de l’accompagnement et de l’insertion professionnelle venus de France, de Belgique, du Luxembourg et du Canada autour du thème « Intelligences, évolutions des parcours et des pratiques ».
Ce qu’il faut savoir
- Le programme prévoit des conférences, ateliers et tables rondes autour de sujets concrets : « L’intelligence artificielle dans l’orientation et l’insertion », « De l’importance des émotions chez les conseillers en orientation », ou encore « L’orientation scolaire à l’ère de l’incertitude : un cadre à redéfinir ».
- « Aujourd’hui, les jeunes se posent des questions très tôt, dès la seconde, et leurs parents attendent des repères clairs dans un système devenu très complexe », souligne Bernard Lickel, directeur d’Espace Avenir à l’Université de Strasbourg. « L’orientation n’est plus un moment unique, mais un processus continu qui demande de la souplesse et des échanges réguliers ».
- Loin de se limiter à Parcoursup, l’accompagnement vise à aider les jeunes à mieux se connaître, à formuler des choix cohérents avec leurs aspirations, et à envisager la possibilité de changer de voie sans culpabilité.
Entre les lignes
- Les parcours deviennent de plus en plus évolutifs, et les professionnels s’adaptent.
- « Un étudiant peut commencer une licence, bifurquer vers un service civique ou une expérience professionnelle, puis revenir dans l’enseignement supérieur avec un projet plus solide. Ce n’est pas un échec, c’est une autre manière d’apprendre », affirme Bernard Lickel.
- Le recours à l’intelligence artificielle dans les outils d’aide à l’orientation sera aussi discuté.
- Pour Bernard Lickel, il faut distinguer l’usage utile de l’usage naïf : « Les outils peuvent proposer des pistes, mais seul un échange humain permet d’approfondir un projet, de confronter un désir à la réalité. Il ne faut pas donner à l’IA un pouvoir de décision qu’elle ne peut pas assumer ».
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