Lundi 15 septembre
Le portrait : Philippe Bastide : de grandes ambitions pour Dianosic 🚀
Rédigé par Sailesh Gya
Philippe Bastide souhaite développer les recherches autour du système berceau central (Crédit : Dianosic)
Après une levée de fonds de sept millions d’euros, la société biotech Dianosic, basée à Strasbourg, lance ses premiers essais cliniques dans le domaine respiratoire. À cette occasion, la rédaction de l’Essentiel Strasbourg est allée à la rencontre de Philippe Bastide, cofondateur de l’entreprise.
La genèse
- En juillet 2017, déjà fort de plusieurs années d’expérience dans la santé, notamment chez Pfizer puis Johnson & Johnson, Philippe Bastide se lance dans une nouvelle aventure : monter sa société.
- Grâce aux « hasards de la vie », il rencontre le professeur Christian Debry, chef de service ORL au CHU de Strasbourg, et Marc Augustin, les deux autres cofondateurs. Dans leur ligne de mire, les maladies respiratoires.
- « Il m’a fallu une bonne dose d’inconscience, mais ce challenge m’excite particulièrement. Il y a de réelles opportunités pour les patients et les médecins. Mais on avait sous-estimé la difficulté du projet, très peu d’acteurs dans le monde s’y intéressent », déclare Philippe Bastide.
Comment ?
- Grâce à un polymère, inséré directement dans la cavité nasale, Philippe Bastide souhaite permettre aux patients de s’affranchir de la prise quotidienne de traitement.
- « Les sinusites, les allergies chroniques… Ce genre de pathologies risquent de se développer, à cause du réchauffement climatique et de la pollution. Et une mauvaise prise des médicaments peut entraîner des complications. Le polymère peut libérer jusqu’à 12 mois de traitement », explique Philippe Bastide.
- Mais les trois hommes voient encore plus grand : le système nerveux central.
- « La cavité nasale est intéressante pour délivrer des médicaments contre des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer, car ces derniers atteignent plus facilement la zone du cerveau », ajoute-t-il.
Et aussi
- « Ma grande crainte est que l’on devienne rapidement obsolète, par des gens encore plus innovants. Je motive les équipes à toujours être attentives à de nouveaux axes de travail », confie Philippe Bastide.
- Et si l’opportunité s’est présentée de délocaliser le siège social à Paris, Strasbourg a toujours été la meilleure option pour les trois associés.
- « La qualité de l’accompagnement, le fait que Christian Debry travaille sur place, et les acteurs compétents qui nous entourent, comme BioValley ou Quest For Health, sont des raisons qui nous ont poussés à rester ici, le lieu de création de la société », indique le cofondateur.
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