Jeudi 12 mars
Dix ans de rebond pour 60 000 Rebonds Grand Est
Rédigé par S.G.
Des centaines de personnes ont bénéficié de ce dispositif (Crédit : Adobe Stock).
L’association fête aujourd’hui à l'UGC Ciné Cité de Strasbourg son dixième anniversaire avec le “Happy Bounce-Day”, une journée consacrée à la reconstruction professionnelle des entrepreneurs après un échec.
Le contexte
- Depuis sa création en 2012 par Philippe Rambaud, 60 000 Rebonds accompagne gratuitement les chefs d’entreprise touchés par une liquidation judiciaire.
- Le réseau s’est implanté dans le Grand Est s’appuie aujourd’hui sur plusieurs antennes régionales à Strasbourg, Mulhouse ou encore Nancy-Metz.
- Cette présence territoriale permet un suivi de proximité des dirigeants fragilisés par la perte de leur activité et confrontés à une phase souvent difficile de reconstruction personnelle et professionnelle.
- « Ils arrivent avec de nombreux problèmes et passent souvent par ce que nous appelons les “3D” : pressions, divorce, dépôt de bilan. Après quelques mois, lorsque leur projet repart, qu’il soit salarial ou entrepreneurial, ils se rendent compte qu’ils sont souvent plus heureux qu’avant. », indique Christophe Piton, président régional de 60 000 Rebonds.
- L’accompagnement repose sur un dispositif structuré réunissant un coach certifié, un parrain issu du monde entrepreneurial et plusieurs experts bénévoles.
Ce qu'il se passe
- Le réalisateur Maxime Roch présente son travail mené sur cinq continents autour de la perception de l’échec dans différentes cultures ce soir aux 180 entrepreneurs attendus.
- La chercheuse Claire Metz, maîtresse de conférences, évoque ses travaux sur l’échec des jeunes.
- L’ancien footballeur professionnel Cyrille Pouget partage son parcours entre réussite sportive et reconversion.
- Un entrepreneur accompagné par l’association, Jean Bartomeuf, dirigeant d’une entreprise de cosmétique, vient également témoigner de son rebond.
Les chiffres clés
- L’association accompagne en permanence entre 50 et 60 entrepreneurs. Les personnes entrent et sortent du dispositif, et l’accompagnement dure généralement entre un an et un an et demi, avec une durée maximale de deux ans.
- « Nous sommes autour de 95 % de rebond. Les 5 % restants correspondent souvent à des personnes qui arrêtent leur démarche ou qui retrouvent une situation sans forcément nous en informer. La proportion est d’environ deux tiers vers le salariat et un tiers vers la création d’activité. », détaille le président régional.
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