Lundi 15 septembre
Des arts du monde exposés au Ciarus 🎨
Rédigé par Sailesh Gya
Le pointillisme aborigène a connu son essor dans les années 1970 (Crédit : M.P.).
Une exposition consacrée aux traditions artistiques venues d’Australie, d’Inde et d’Amérique du Nord s'ouvre aujourd'hui au Ciarus de Strasbourg.
C'est Ă voir
- Le public peut découvrir le pointillisme aborigène, l’art poétique tribal indien et la peinture de sable navajo.
- « Environ une quarantaine d’œuvres d’art aborigène sera exposée », indique Michèle Panheulleux, qui organise l’événement avec son époux.
- Ces pratiques associent expression artistique, dimension spirituelle et héritage culturel transmis depuis des générations.
Dans le détail
- Les peintures tribales indiennes se distinguent par une dimension poétique et narrative qui illustre des mythes collectifs.
- Quant aux œuvres navajo, elles s’appuient sur des pratiques de guérison où la peinture de sable joue un rôle essentiel, avant d’être effacée à l’issue du rituel.
- En réunissant ces trois traditions artistiques, l’exposition offre une perspective sur des formes de création où esthétique et spiritualité se rejoignent.
- Elle donne surtout à voir des expressions culturelles éloignées et pourtant toujours vivantes, ancrées dans des sociétés en quête de reconnaissance et de transmission.
Pour rappel
- Le pointillisme aborigène repose sur des motifs symboliques racontant des récits ancestraux. « Le pointillisme date des années 1971 : après l’enfermement des Aborigènes par les Australiens dans des parcs qui les ont méprisés, l’art a été un des moyens de montrer qu’ils avaient une culture riche », explique Michèle Panheulleux.
- « Dans cet art, le point agit comme une vibration visuelle qui permet de mettre en valeur un motif sacré. Privés de leurs territoires et de leurs lieux sacrés, les premiers peintres ont accepté, sous l’influence d’Occidentaux bienveillants comme l’enseignant Geoffrey Bardon, de reproduire leurs symboles sur des supports pérennes et transportables.»
- Pour protéger la dimension secrète de certains motifs, ils ont choisi de les recouvrir de points afin de les rendre moins perceptibles, une manière de brouiller le regard extérieur.
Y ALLER : Ciarus, 7 rue Finkmatt, Strasbourg, à partir du 15 septembre 2025, entrée libre.
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