Lundi 26 janvier
Les élus de Strasbourg au prisme de la sociologie
Rédigé par Chloé Boudon
Sébastien Michon, chercheur en sociologie au CNRS, a travaillé avec Marie Acabo, doctorante en sciences politiques, sur les professionnels de la politique (Crédit : Sébastien Michon).
Alors que les élections municipales approchent, Sébastien Michon et Marie Acabo livrent aujourd'hui les conclusions de leur enquête sur les transformations politiques opérées par les listes citoyennes, avec l’exemple de Strasbourg.
De quoi s’agit-il ?
- L’actualité politique s’invite dans les Conf du lundi, avec la venue aujourd’hui au Jardin des Sciences du chercheur en sociologie au CNRS Sébastien Michon, et Marie Acabo, doctorante en sciences politiques, pour un moment d’échange autour de la question : « Faut-il changer les élus pour changer la politique » ?
- « La conférence tourne autour de l’ouvrage que nous avons coécrit, « Devenir des professionnel(les) de la politique ». Quand la liste écologiste et, en partie, citoyenne a été élue en 2020 à Strasbourg, on a voulu voir comment ces élus allaient se débrouiller dans leur nouveau rôle, à l’échelle d’une grande ville », explique Sébastien Michon.
À propos
- L’objectif n’est pas de faire un bilan politique, mais une analyse des transformations, en mettant en avant ce qui a évolué, et ce qui est resté sensiblement identique.
- « Durant la campagne, il y a une logique horizontale, l’envie de collaborer tous ensemble. Après les élections, on se rend compte que ce n’est pas évident pour les novices de comprendre le fonctionnement de l’institution municipale et l’importance de l’administration, avec ses 8000 agents », poursuit le sociologue.
- « Ils prennent conscience des circuits de décision : la maire, le cabinet, les services administratifs et juridiques… Alors les élus vont s’adapter, se plonger dans le travail, jouer le jeu de l’administration sans réellement en changer les pratiques », analyse Sébastien Michon.
Zoom sur
- Les listes citoyennes ne sont pas nouvelles en France, même si elles connaissent une forte croissance, avec entre 600 et 800 listes comptabilisées cette année.
- « Les citoyens ont l’impression d’enchaîner les crises, que leur quotidien ne s’améliore pas. Il y a un engouement pour les partis anti-système, comme les partis d’extrême droite, et les Français veulent encore croire à l’homme providentiel qui changera les choses », affirme-t-il.
S'INFORMER : Lundi 26 janvier à 15h à la Salle Pasteur, Palais universitaire (1er étage), 9 place de l’Université, Strasbourg. Entrée libre. Le site est ici.
Abonnez-vous gratuitement
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Strasbourg