Lundi 2 mars
Religion et droit français : que disent les textes ?
Rédigé par Chloé Boudon
La Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg examine régulièrement des dossiers sur la laïcité (Crédit : Adobe Stock).
Une conférence sur « Les 120 ans de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État sous le prisme de la recherche juridique » est organisée par le Jardin des Sciences pour dépassionner le débat autour de la religion et du droit à 15h aujourd’hui.
De quoi s’agit-il ?
- À l’occasion des Conf’ du lundi et des 120 ans de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, Lauren Bakir, ingénieure de recherche en droit au CNRS, intervient dans le programme du Jardin des Sciences.
- Sa conférence aborde les enjeux de la recherche en droit sous tous ses aspects.
- « Je m’appuie sur cette loi, qui présente des particularités en Alsace - mais c’est un tout autre sujet - pour illustrer ce que signifient les recherches en droit : où et comment trouver les textes juridiques, faut-il se limiter aux règles ou également prendre en compte le débat public, comment se déroule le processus législatif ? J’en profite aussi pour présenter au grand public mes travaux sur la régularité des signes religieux. », explique-t-elle.
C’est quoi exactement ?
- La conférence se déroule en quatre grandes parties, au cours desquelles Lauren Bakir revient notamment sur l’histoire de la restriction des signes religieux au cours des dernières années.
- « Depuis 1905, d’autres lois sont apparues et ont fait évoluer le port des signes religieux. Il y a celle de 2004, qui interdit aux élèves le port d’insignes religieux à l’école, celle de 2010 qui interdit de dissimuler son visage dans l’espace public, ou encore celle de 2016 qui permet aux employeurs, soit certaines conditions, d’insérer une clause de neutralité », affirme Lauren Bakir.
Pourquoi c’est important ?
- « Je constate que c’est un sujet de débat récurrent, on assiste tous les ans à des polémiques ou propositions de loi. Auparavant, c’était la religion catholique qui était visée par la loi de 1905. Aujourd’hui, ce sont en grande partie les femmes musulmanes », poursuit Lauren Bakir.
- « Ma position de chercheuse est de dépassionner le sujet. Tout le monde a un avis très tranché sur la question. L’objectif est de définir un cadre commun, savoir de quoi on parle et traiter le sujet à distance en restant rationnel », déclare-t-elle.
Y ALLER : Pour en savoir plus sur les travaux de recherche de Lauren Bakir, ou participer à la conférence, rendez-vous ici.
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