Entretien avec Pierrick Aunillon pour le Wolfi Jazz 2025
Le festival Wolfi Jazz démarre aujourd’hui au Fort Kléber pour cinq jours de concerts en plein air.
Quelle est la genèse du festival Wolfi Jazz ?
« Le festival est né après la réhabilitation du Fort Kléber, acquis par la commune de Wolfisheim. Ce lieu, transformé en espace de vie avec une ferme pédagogique, un parcours santé et des espaces de rencontre, a inspiré un groupe de passionnés de jazz. Ils ont lancé l’idée d’un événement musical annuel pour faire vivre cet endroit. C’est ainsi que Wolfi Jazz a vu le jour. »
« Nous célébrons trois anniversaires cette année : la quinzième édition du festival, les 15 ans de la réhabilitation et de l’ouverture au public du Fort Kléber, ainsi que les 150 ans de la construction du fort lui-même. »
La programmation 2025 s’inscrit-elle dans une rupture ou une continuité ?
« Les deux. Depuis la première édition, l’ouverture musicale est dans notre ADN : partir du jazz et embrasser tous les styles qui en sont issus, comme la soul, le blues, la funk ou les musiques du monde. Cette année, pour la quinzième édition, on a renforcé cet équilibre en rendant hommage aux grands courants que nous défendons depuis le début. »
Quelle est la place de Wolfi Jazz dans un paysage régional riche en festivals ?
« On se veut complémentaire. Jazzdor à Strasbourg a une ligne artistique très différente, ce qui est une force pour le territoire. Avec le Festival Au Grès du Jazz, il y a davantage de points communs, mais nous ne sommes pas sur la même temporalité. Plus il y a d’initiatives, plus elles nourrissent la scène. Nous avons même co-produit une création avec eux autour de Franck Wolf. »
Qu’est-ce qui en fait la singularité selon vous ?
« Le Fort Kléber, sans hésiter. Ce lieu dégage une atmosphère de quiétude et de partage. Les artistes comme les festivaliers nous disent qu’il y a ici une énergie très particulière. C’est une parenthèse, un moment suspendu. Ce cadre rend l’expérience du festival unique. »
Combien de festivaliers attendez-vous ?
« L’an dernier, nous étions autour de 12 000 personnes. Cette année, avec une météo qui s’annonce favorable, on espère un chiffre similaire, voire un peu plus. Le week-end en accès libre et les animations autour du village devraient attirer davantage de monde. »
Y ALLER : Wolfi Jazz, rue du Fort Kléber. Le site est ici.
Lire la dernière édition de l'Essentiel Strasbourg