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Vendredi 25 juillet

Strasbourg frappé par une épidémie dansante

Rédigé par S.G.
Gravure de Hendrik Hondius montrant trois femmes affectées par la peste dansante d’après Pieter Brueghel l’Ancien (Crédit : Hendrik Hondius).

Le 25 juillet 1518, Strasbourg compte déjà 50 habitants pris d’une frénésie de danse incontrôlable, un phénomène mystérieux qui s’étendra et fera plusieurs victimes.

Ce qu'on sait

  • En quelques semaines, plusieurs centaines d'habitants sont touchées.
  • Les témoignages évoquent des corps en sueur, épuisés, mais incapables de s’arrêter.
  • L’épidémie dure des semaines et, selon les archives de l’époque, cause au moins cinq décès, principalement dus à la déshydratation et à des crises cardiaques.

Comment tout a commencé

  • Le phénomène débute le 14 juillet 1518 avec une femme qui danse sans relâche pendant plusieurs jours.
  • Les autorités attribuent la cause de cette danse à un sang trop chaud.
  • Le chroniqueur strasbourgeois Sébastian Brant rapporte qu’à la fin du mois de juillet, la ville envoie les malades près de Saverne pour participer à une cérémonie en l’honneur de Saint Guy.
  • Ce saint est considéré au Moyen Âge comme le protecteur des personnes atteintes de la « danse de Saint-Guy », une maladie qui provoquait des mouvements incontrôlables semblables à une danse.

Avant de partir

  • Cet épisode, très documenté dès le Moyen Âge, continue d’intriguer les chercheurs.
  • Les hypothèses avancées évoquent un empoisonnement par du seigle contaminé, une hystérie collective ou des croyances religieuses exacerbées par un contexte de famine et d’épidémies.
  • Cette épidémie a inspiré de nombreux ouvrages, de la chronique à la fiction, qui mentionnent des estrades installées pour les danseurs sur deux places de la ville, ainsi que le nom de la femme, Troffea, à l’origine de ce phénomène.
  • Ces éléments, dont la véracité historique reste à confirmer, entretiennent le mystère de l’épidémie dansante.
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