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Lundi 29 septembre

L'IA et ses usages en débat 💻

Rédigé par Sailesh Gya
Le professeur Philippe Viallon a choisi ce thème qui réunit des chercheurs du monde entier (Crédit : P.V.).

Le Congrès Orbicom, organisé par Philippe Viallon, professeur en sciences de l’information et de la communication et membre de la chaire Unesco, se tient à Strasbourg aujourd’hui et demain. À cette occasion, l’Essentiel Strasbourg est allé à sa rencontre.

Quel est l’objectif de ce congrès et qu’attendez-vous de vos échanges ?

« L’objectif du Congrès Orbicom est de pouvoir échanger autour de l’IA, son utilisation et ses enjeux éthiques. C’est l’occasion de se rencontrer entre collègues, mais surtout de mettre en commun les résultats obtenus par nos recherches. Une molécule, par exemple, réagit de la même façon en France ou ailleurs. En revanche, pour les sciences sociales, la situation est plus complexe. Nous avons un objet commun, et voir comment d’autres populations ont réagi nous permet de prendre de l’avance et de faire des préconisations aux hommes politiques ou décideurs de manière générale. »

Dans quels domaines l’IA se développe-t-elle ?

« Depuis l’apparition de ChatGPT il y a trois ans, l’IA s’étend à de nombreux domaines. Dans l’éducation, pour les élèves comme pour les professeurs, mais aussi dans les entreprises et la communication. Mais l’IA comporte des risques, il faut en avoir conscience, notamment dans cette dernière branche et celle du journalisme, ou encore avec son coût environnemental. Une requête à ChatGPT consomme six fois plus de CO₂ qu’une demande à Google, mais l’IA est plus rapide et gagne en précision. »

L’IA peut inquiéter, est-ce une réaction normale ?

« L’être humain a peur de la nouveauté, et, avec l’IA, il y a de quoi, quand on voit que certaines entreprises ont déjà licencié des dizaines voire des milliers de postes aux États-Unis. Autrefois, les ouvriers craignaient que la machine ne les remplace. Aujourd’hui, ce sont les personnes dans les bureaux, les ressources humaines, les comptables. L’important est d’en discuter, de voir comment tirer parti de cette technologie, tout en laissant la décision à l’humain et en apprenant à s’en servir correctement. »

 

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