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Mercredi 8 octobre

« Les librairies, c’est un ADN propre et du lien » pour Élodie Bubendorff

Rédigé par Chloé Boudon
Les libraires font la différence par le contact avec le client d'après la présidente de A.Lir (Crédit : Élodie Bubendorff)

La semaine passée, L’Essentiel Strasbourg a interrogé ses lecteurs sur leurs lieux d’achat de livres. Sur 256 réponses, 166 privilégient une librairie indépendante, contre 58 les grands distributeurs, 11 la grande surface et 30 l’achat en ligne. Élodie Bubendorff, libraire et présidente de l’association A.LIR (libraires indépendants du Rhin) réagit à ces résultats.

Que vous évoquent ces chiffres ?

« On ne peut que se réjouir d’un tel résultat, c’est le fruit du travail que les libraires font aujourd’hui. Ils proposent un véritable ADN, développent le lien avec leurs clients. Avec eux, les lecteurs ont l’occasion de discuter, d’échanger, de se faire conseiller. Et c’est ce qui fait la différence actuellement. »

Quelles tendances avez-vous observées ces dernières années ?

« Ça reste encore très différent selon la zone géographique. En ville, c’est plus évident d’aller à pied chez le libraire d’à côté, alors qu’en campagne, il faut prendre la voiture, se garer… C’est plus contraignant. Le Covid a mis un coup de projecteur sur les librairies indépendantes et c’est très bien. Ça dépend également de ce que l’on choisit de mettre en avant. Quand on est libraire indépendant, on est seul à bord, pendant les bonnes périodes, mais aussi pendant les plus difficiles. »

Comment permettre une évolution positive et inciter les lecteurs à se rendre dans les librairies de quartier ?

« Le plus important est de continuer à parler du livre. Avec Strasbourg capitale mondiale, on a eu de vrais échanges, on a parlé littérature de partout et cela nous a aidés. Il faut également rappeler que le prix du livre est fixe, et donc le même partout en France, qu’on l’achète sur internet ou en librairie. Les clients ne l'achètent pas plus cher, mais ils ont l’occasion de soutenir un entrepreneur qui met ses tripes dans sa librairie et qui crée du lien, c’est rare aujourd’hui. » 

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