Mardi 2 décembre
Schiltigheim, pionnière de la démocratie des enfant
Rédigé par S.G.
Les jeunes élus ont déployé une campagne cet été contre les incivilités (Crédit : D.R.).
Première ville française à avoir créé un Conseil Municipal des Enfants (CME) en 1979, Schiltigheim organise aujourd’hui un atelier d’accompagnement destiné aux candidats aux élections 2025-2027.
De quoi parle-t-on ?
- Le renouvellement du Conseil Municipal des Enfants pour le mandat 2025-2027 est en cours et implique les élèves de CE2 et de CM1 dans un processus complet d’apprentissage démocratique.
- Les élèves intéressés sont invités à découvrir le fonctionnement institutionnel avant de présenter officiellement leur candidature.
- L’étape clé de la préparation a lieu aujourd'hui avec l’atelier « Construis ta Campagne ! », organisé de 17h à 18h15 à la Maison du Jeune Citoyen. Cette permanence, animée par Aurélien Nicolletti, chargé de mission Participation citoyenne des enfants, vise à guider concrètement les futurs candidats.
- L’accompagnement porte sur l’élaboration de leurs supports de campagne et de leurs messages, afin de renforcer la clarté de leurs propositions.
- L’élection, prévue le 15 décembre, désignera les conseillers du prochain mandat.
- 39 conseillers enfants sont élus en classes de CE2 et de CM1 dans toutes les écoles élémentaires de Schiltigheim pour une durée de deux ans.
Elle a dit
- « En 1979, le maire de l’époque, Alfred Muller, qui était enseignant, a décidé de placer les enfants au cœur des politiques publiques et de créer ce Conseil municipal des enfants, calqué sur celui des adultes. Comme j’étais déléguée de classe en CE2, je me suis engagée à 8 ans », se souvient Sophie Mehmanpazir, actuelle adjointe à la Jeunesse, au Sport et à la Vie associative de Schiltigheim, élue au premier Conseil municipal des enfants.
- « Parmi les projets les plus marquants, il y a le parc des Malteries : l’équipement était en construction, et nous avions travaillé sur son élaboration », souligne-t-elle.
- « Cela donne envie de s’engager, estime Sophie Mehmanpazir. J’ai poursuivi au collège, à la fac, puis avec les parents d’élèves. En 2018, accepter de m’engager pour la ville m’a semblé naturel : c'est un engagement pour l’intérêt général au sein de la société civile. »
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