Mercredi 18 mars
Municipales 2026 : Quelles règles au 2nd tour ?
Rédigé par Quentin Robardet
Le second tour pour désigner les conseillers municipaux et le maire de la ville se tient ce dimanche (Crédit : Adobe Stock).
Dans plus de 1 500 communes et notamment dans les grandes villes, où il y avait de nombreuses listes, un 2nd tour va être nécessaire pour départager les concurrents qui n’ont pas obtenu dimanche soir plus de 50 % des suffrages exprimés. Fusion, maintien, désistement, quelles règles s’appliquent ? Et comment seront désignés les gagnants ?
Qui peut se maintenir ?
- Seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour peuvent se présenter au 2nd tour.
- Si celles qui ont obtenu moins de 5 % des voix n’ont plus de voix au chapitre, celles qui ont récolté entre 5 % et 10 % peuvent encore peser dans la balance, passer un accord et fusionner avec une autre liste qualifiée. Dans ce cas, quelle que soit la taille des listes, la parité doit être respectée.
- Deux types de fusion existent : les fusions programmatiques, qui permettent à deux listes de s'accorder sur un programme commun afin de diriger la ville ensemble en cas de victoire et les fusions techniques, qui ont pour but de limiter la dispersion des voix. En cas de victoire, les élus des deux listes fusionnées ne sont pas obligés de diriger la commune ensemble, une partie des élus pouvant même siéger dans l'opposition.
- À savoir, ce n’est pas parce qu’une liste est en position de se maintenir ou de fusionner qu’elle est obligée de le faire, elle peut aussi choisir de se retirer et renoncer ainsi à siéger au futur conseil municipal.
- Dans la capitale, comme à Lyon ou à Marseille, où les électeurs votent également pour désigner les conseillers d'arrondissement ou de secteur, ces règles de 10 % pour se maintenir et 5 % pour fusionner s’appliquent aussi.
Et pour être élu ?
- Les têtes de liste avaient jusqu’à mardi, 18h, pour arrêter une position, et déposer leur liste en préfecture ou en sous-préfecture afin de confirmer leur présence au second tour.
- Au soir du 2nd tour, la liste arrivée en tête obtient d'office 50 % des sièges au conseil municipal. Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre les différentes listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages.
- À Paris, Lyon et Marseille, les règles électorales diffèrent légèrement. La liste arrivée en tête bénéficie d’une prime majoritaire de 25 % (et non de 50 %). Cela signifie qu'elle aura au moins un quart du conseil municipal.
Dans notre ville
- À Strasbourg, 4 listes ont dépassé les 10 % et étaient en mesure de se maintenir.
- Après deux jours de réflexion, 3 listes sont en lice.
- Jeanne Barseghian, à la tête de la liste « Strasbourg écologiste et solidaire » soutenue par Europe Écologie Les Verts, qui a obtenu 19,72 % des voix, et Florian Kobryn, pour La France insoumise, crédité de 12,03 %, ont choisi de fusionner leurs listes.
- Pierre Jakubowicz (Horizons-Modem-Renaissance), avec 5,1 % au premier tour des municipales a aussi annoncé une fusion de sa liste avec celle de Catherine Trautmann (Parti socialiste), arrivée en tête avec 25,93 % des suffrages avec sa liste Pour Strasbourg. Après cette alliance, les partis Horizon et PS ont décidé de retirer leur soutien aux candidats concernés.
- Jean-Philippe Vetter, arrivé en deuxième position avec 24,23 % des voix, conduit la liste Strasbourg naturellement, portée par Les Républicains et des élus du centre et de la droite.
- La liste gagnante sera connue dimanche soir à l’issue du dépouillement.
- Le nom du maire sera connu, lui, à la fin de la semaine prochaine, après un vote des conseillers municipaux.
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