Mardi 31 mars
La bonne idée : Un congé menstruel pour étudiants à l’Unistra
Rédigé par Sailesh Gya
L’accès à ce régime spécial d’étude sera conditionné à la production d’un justificatif médical pour l’ensemble du cycle d’études (Crédit : S.G.).
Avec de la prévention, des consultations et des aménagements pédagogiques adaptés, l'Université de Strasbourg veut améliorer le quotidien des élèves atteints de dysménorrhées.
De quoi parle-t-on ?
- Le 17 mars dernier, la Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) de l’Université de Strasbourg a voté la mise en place d’un congé menstruel, effectif à partir de la rentrée scolaire de 2026.
- « Ça part d’un constat de santé publique, la dysménorrhée ou toutes autres pathologies associées aux menstruations douloureuses peuvent impacter la vie universitaire. Comment faire pour permettre aux élèves d’être dans les meilleures conditions ? », explique Jérémy Darenne, vice-président de la Vie universitaire.
Comment ça marche ?
- Ce dispositif devrait donc se développer en suivant trois axes : un premier de diagnostic et de prévention, grâce aux venues de médecins, infirmiers et sage-femme sur le campus, un second d’aménagement pédagogique, avec des certificats médicaux valides sur toute la durée de l’année scolaire.
- Le troisième, qui prévoit des jours d’absence sans justificatif, ne pourra être mis en place qu’à la rentrée 2027.
- « Pour ces jours d’absence ponctuels, nous avons besoin d’outils techniques. Nous sommes encore en train d’y réfléchir et de le développer. L’idée de ce dispositif est également qu’il soit en mouvement, qu’on puisse faire un bilan l’an prochain et voir ce qui pourrait être amélioré », déclare Jérémy Darenne.
Pourquoi c’est important ?
- Outre l’envie de prendre part aux débats sociétaux, c’est la volonté de soulager les élèves atteints de dysménorrhées qui pousse l’Université à adopter ces nouvelles mesures.
- « L’assiduité est très importante, notamment pour les cours magistraux. À un certain nombre d’absences, on peut ne pas valider la matière et, par répercussion, ne pas valider l’année. De plus, aller chez le médecin à chaque fois demande de l’énergie, du temps et de l’argent », estime Jérémy Darenne.
S'INFORMER : Pour en savoir plus sur ce nouveau dispositif de congé menstruel, le site est ici.
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