Vendredi 3 avril
Vendredi saint un jour à part
Rédigé par S.G.
C'est l'un des deux jours fériés supplémentaires accordés à l'Alsace-Moselle (Crédit : S.G.).
Ce vendredi marque une journée chômée pour des millions de salariés en Alsace-Moselle, en raison d’un droit local qui ne s’applique pas au reste du territoire.
Le point
- Le Vendredi saint s’impose comme un jour férié dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle.
- Cette règle trouve son origine dans l’annexion de ces territoires par l’Empire allemand après 1871.
- Une ordonnance de la fin du XIXe siècle a introduit ce jour chômé, en cohérence avec les pratiques religieuses en vigueur outre-Rhin.
- Le retour de ces départements à la France après la Première Guerre mondiale n’a pas remis en cause cette disposition.
- Le droit local a été maintenu dans plusieurs domaines, dont celui des jours fériés. Cette continuité explique la situation observée aujourd’hui.
Concrètement
- Le Vendredi saint ne relève pas d’un aménagement interne aux entreprises.
- Il s’agit d’un jour férié reconnu par la loi, au même titre que les autres fêtes légales.
- Le Code du travail encadre cette spécificité et garantit son application aux salariés concernés.
- Le cadre juridique exclut pourtant toute confusion, puisque ce jour ouvre droit à un repos sans contrepartie.
Entre les lignes
- Ce régime local crée un écart avec le reste du pays, où cette journée reste travaillée.
- Il s’ajoute à un second jour férié propre à ces territoires, fixé au 26 décembre.
- Une controverse récente illustre les tensions autour de ce statut.
- En Moselle, un arrêté préfectoral avait autorisé cette année l’ouverture des commerces de détail pour ce Vendredi saint.
- Face aux réactions, notamment de responsables religieux, le préfet a finalement renoncé à cette mesure et maintenu la fermeture pour cette année.
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