Vendredi 11 juillet
C'était un 10 juillet, la naissance de Germain Muller
Rédigé par S.G.
Germain Muller le 22 janvier 1980 à Strasbourg (Crédit : Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons).
Germain Muller reste une figure centrale de la culture alsacienne.
De qui parle-t-on ?
- Germain Muller est né le 11 juillet 1923 à Strasbourg.
- Il a grandi dans le quartier du Contades, avant d’être évacué à Périgueux en 1939, puis de retrouver Strasbourg l’année suivante.
- À 20 ans, enrôlé de force dans la Wehrmacht, il déserte et gagne la Suisse, où il crée une troupe de théâtre au cœur d’un camp militaire.
- Il rentre en Alsace avec les unités du général de Lattre de Tassigny.
- Après la Libération, il participe à Radio-Strasbourg et passe des chansons alsaciennes sur les ondes, puis monte sa première revue au Théâtre de l’Union.
Ce qu'il faut savoir
- Cofondateur en 1946 du Barabli, cabaret satirique bilingue, il a marqué la vie culturelle strasbourgeoise.
- Pour rappel, pendant la Première Guerre mondiale, le chanoine Wetterlé utilisait le test du parapluie pour distinguer les prisonniers alsaciens des Allemands : en le montrant, il leur demandait son nom. Ceux qui répondaient "Barabli" étaient reconnus comme Alsaciens - et mieux traités par l'armée française - tandis que les Allemands disaient Regenschirm.
- Il écrit et interprète les textes de quelque quarante revues données jusqu’en 1992.
- Parmi ses collaborateurs figurent Dinah Faust, son épouse, le compositeur Mario Hirlé ou encore Raymond Vogel et Jacques Martin.
- Son œuvre interroge l’identité alsacienne à travers le prisme de l’autodérision.
- « Le Corridor », sketch marquant, évoque sans nommer l’Alsace, ni ses voisins, une frontière familiale lourde de sens.
- En 1988, il met en scène une fresque historique pour les 2 000 ans de Strasbourg.
Et aussi
- Élu conseiller municipal en 1959, Germain Muller devient adjoint à la culture à Strasbourg, fonction qu’il occupe pendant trente ans sous les mandats de Pierre Pflimlin puis de Marcel Rudloff.
- Il a notamment contribué à la création de l’Opéra national du Rhin en 1972 et du Maillon à Hautepierre en 1978.
- Il quitte la scène en 1992, avant de décéder à Strasbourg le 10 octobre 1994.
- Une page spéciale en ligne, créée par l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) et la Ville de Strasbourg, permet de revoir ses chansons.
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