Anne Dory réinvente les contes pour enfants
À partir du 6 novembre, « Bye-Bye monsieur Séguin », tout nouveau livre de la Strasbourgeoise Anne Dory, sera disponible en librairie.
Le livre
Après plusieurs années d’écriture, et la modernisation en 2021 du célèbre récit « Roule Galette », devenu « Roule, Ginette ! », la journaliste Anne Dory, originaire des Vosges, a choisi de réécrire un autre conte classique : La Chèvre de monsieur Seguin.
« J’ai à cœur qu’on puisse se réapproprier des récits connus de tous, qui sont pour moi empreints de sexisme, de manière manifeste ou cachée, de montrer aux enfants ce qui n’est pas acceptable, et leur proposer des alternatives », explique Anne Dory.
Le message
Derrière cette nouvelle aventure, Anne Dory met en avant des personnages féminins forts. « Cette fois-ci, l’aspect sexiste du conte est plus complexe que dans « Roule, Ginette ! », où la femme est rabaissée par son mari. La chèvre reste un personnage féminin symbolique : elle doit vivre soit captive, soit libre, mais soumise à un risque de mort ou d’agression. Alors, dans cette version, la chèvre a un secret. Et elle avance confiante dans ses aventures grâce à ce secret », poursuit-elle.
« La maison d’édition a également proposé d’inverser les couleurs de la chèvre et du loup. Le personnage innocent était toujours représenté en blanc, quand le loup apparaît foncé, gris. Il était temps de casser ces codes aussi », ajoute l’auteure.
La genèse
En devenant mère de trois enfants, Anne Dory relit les contes de son enfance. Le déclic est immédiat.
« Je me suis dit “non, on ne peut pas lire ça, on doit offrir quelque chose d’autre à nos enfants”, notamment à mes filles », déclare-t-elle. Aujourd’hui âgés de 6, 11 et 14 ans, ses enfants sont ses premiers lecteurs.
« Ils ont beaucoup aimé. La nature prend une place importante, c’est peut-être mon goût pour la montagne ! J’espère que le message sera compris, que les enfants et les parents accrocheront à la touche d’humour que j’ai injectée, et qu'ils se rendront compte qu'on n’a plus besoin d’une chèvre captive quand on en a une qui fait du karaté ! », affirme-t-elle.
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