Lundi 10 novembre
Carole Mathelin, une vie de recherches sur le cancer du sein
Rédigé par Chloé Boudon
Carole Mathelin, 64 ans, poursuit sa carrière dans la sénologie, et l’enseigne à la nouvelle génération de chercheurs (Crédit : Carole Mathelin).
Ce samedi 8 novembre, l'Académie Rhénane a remis le Prix Europe 2025 à Carole Mathelin, cheffe de service de chirurgie à l’Institut de cancérologie Strasbourg Europe (Icans) et professeure de gynécologie-obstétrique à l'Université de Strasbourg.
La genèse
- En 1979, Carole Mathelin quitte la Lorraine et rejoint Strasbourg pour intégrer la fac de médecine, où elle choisit sa spécialité sans aucun doute : la gynécologie-obstétrique.
- « J’ai toujours été intéressée par la sénologie. À l’époque, le cancer du sein était déjà en augmentation. C’était et ça reste la première cause de mortalité par cancer en France », rappelle Carole Mathelin.
- « C’était un domaine riche, avec beaucoup de recherches, d’idées pour progresser, de l’identification des causes à la génétique, en passant par les soins. C’est une discipline très évolutive et ça m’a motivé à me diriger vers cette voie, je savais qu’il y avait de belles choses à faire et à découvrir », déclare-t-elle.
Les grandes étapes
- La carrière de Carole Mathelin a d’ailleurs été marquée par plusieurs avancées scientifiques, de véritables tournants dans sa vie et dans l’évolution de sa spécialité.
- « La technique du ganglion sentinelle, pour éviter à certaines femmes de subir un curage, a été une découverte exceptionnelle. Tout comme la prise en charge des femmes enceintes, cela a été une sacrée victoire de pouvoir sauver femme et enfant avec un traitement adapté au cours de la grossesse », souligne-t-elle.
Et maintenant ?
- Pour Carole Mathelin, 64 ans aujourd’hui, ce prix est une reconnaissance pour elle, mais surtout pour le travail collectif effectué au sein de la région Alsace et des institutions européennes.
- « Le savoir-faire de l’Alsace dans ce domaine est à saluer. C’est ici que sont nés les premiers dépistages, les premiers appareils de mammographie, que nous avons fait des progrès dans la mastectomie et dans la reconstruction mammaire », énumère Carole Mathelin.
- « Je ne compte pas m’arrêter, je veux continuer les soins, l’enseignement et la recherche. On se penche aujourd’hui sur les effets de certains perturbateurs endocriniens. Ce cancer continue d’augmenter en nombre et 12 000 personnes en meurent chaque année, c’est une raison pour poursuivre », affirme Carole Mathelin.
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