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Lundi 19 janvier

Moussa Atchaliet, roi des grillz à Strasbourg

Rédigé par Chloé Boudon
Dans son atelier, Moussa Atchaliet imagine, sculpte et crée les grillz des Strasbourgeois (Crédit : M&Co).

Le fondateur de M&Co, Moussa Atchaliet, jeune prothésiste dentaire est passionné de grillz, situé au 6A rue de l’industrie.

La genèse 

Après des études de prothésiste dentaire, Moussa Atchaliet, originaire de Clermont-Ferrand, décide de s’installer à Strasbourg en 2020 et de développer son activité secondaire : les grillz. Il s’associe au bijoutier Clément Veef et se lance dans la confection, en parallèle de son métier de professeur à l’EDGO, et de fabricant de prothèses sur mesure pour les sportifs. « J’ai tout appris des grillz sur le tas. Je me perfectionnais tous les soirs, après les cours. J’ai commencé par des demandes d’amis et ça a pris de l’ampleur, petit à petit », affirme Moussa, 29 ans. 

Bijou sur émail

Portés comme des bijoux, les grillz sont composés de chrome-cobalt, d’argent ou de plaqué or, et sont ornementés de pierres précieuses selon les demandes. En moyenne, il faut compter une centaine d’euros pour une réalisation, qui peut durer une quinzaine d’années. 

Les premières traces de grillz remontent à l’Égypte antique, symbole de pouvoir chez ceux qui les portaient. Plus récemment, il est popularisé par les rappeurs dans les années 80. « Ce qui me plaît, c’est d’avoir un vrai contact avec les clients, sans passer par les dentistes. Il y a souvent une belle histoire derrière, un projet précis, un rêve d’enfant pour certains », déclare Moussa Atchaliet.

Du rap à la mode

« Quand j’ai commencé, à Clermont-Ferrand, mes clients étaient très orientés rap, et venaient principalement des quartiers. Aujourd’hui, les filles se sont approprié les grillz, et représentent 40% de ma clientèle », détaille Moussa Atchaliet. Au fil des années, les modèles ont également évolué.

« Les gens recherchent des choses plus fines, avec des finitions plus poussées. Même si on a parfois des demandes impressionnantes, comme celle du rappeur Larry, et son projet avec 440 diamants à près de 14 000 euros », s’amuse Moussa. « Maintenant, je cherche un local, pour changer de mon atelier, et accueillir plus de clients en centre-ville. Avec mes autres activités, les journées sont longues. Mais ça me plaît comme ça », ajoute-t-il.

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