Le portait : Emma Morison, « transformer ce qui est terrifiant en poésie »
Pour la première fois, la jeune artiste strasbourgeoise Emma Morison a rejoint le générateur l’Écrin pour y exposer ses créations, jusqu’au mois d’avril.
La genèse
Originaire de l'Ariège, la jeune artiste de 26 ans, qui s’est installée en Alsace il y a trois ans déjà, est une touche-à-tout. Après un lycée en arts appliqués à Toulouse, elle enchaîne sur un diplôme en métier d’art et d’illustration à Paris, avant de déménager dans le Grand-Est pour les Beaux Arts d’Épinal.
« J’ai étudié la bande dessinée, la gravure, puis la lithographie lors d’une formation en Argentine. À Épinal, j’ai développé mon intérêt pour la céramique, et le tatouage et le maquillage artistique ont suivi naturellement », explique Emma Morison.
Son atelier
Dans son atelier de tatouage et d’illustration, la Fourrière, près de l’Orangerie, Emma laisse libre cours à son imagination. « Mon quotidien ressemble à la semaine de rêve que je m’étais imaginée : un jour de la céramique, un jour de la sérigraphie, un autre du tattoo… Je suis un peu hyperactive et je ne veux rien abandonner », confie l’artiste.
« Mon style, je le définirai un peu comme de "l'épouvante pour adolescents". J’ai toujours aimé regarder des films d’horreur, et j’ai commencé à m’intéresser à la figure du fantôme à Épinal, esthétiquement et symboliquement. Transformer ce qui est terrifiant en poésie, ça me parle beaucoup », assure Emma Morison.
Et après ?
Mais l’artiste n’est pas à court de projets. Dans son viseur, le métier d’auteure, et pas simplement d’illustratrice. « J’ai beaucoup d’histoires en tête que j’aimerais faire découvrir au grand public. Je travaille également sur un projet de bande dessinée d’épouvante depuis quatre ans, que je n’ai toujours pas envoyé aux éditeurs. 2026 sera peut-être l’année de cette réalisation », déclare Emma Morison.
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