Mardi 3 mars
Mobilisation mondiale contre le cancer du sein triple négatif
Rédigé par S.G.
Plusieurs recherches récentes visent à mieux soigner ce cancer (Crédit : Adobe Stock).
La Journée mondiale du cancer du sein triple négatif met en lumière, ce 3 mars, une forme agressive de la maladie qui touche surtout les femmes jeunes et appelle à renforcer la recherche.
De quoi parle-t-on ?
- La Journée mondiale du cancer du sein triple négatif vise à informer sur une forme représentant environ 15 % des cas.
- Pour rappel, le cancer du sein triple négatif est un type agressif car ses cellules cancéreuses ne portent pas (ou très peu) trois récepteurs clés : ceux des œstrogènes, de la progestérone et de HER2.
- Sans ces récepteurs, il ne répond pas aux traitements ciblés comme les hormonothérapies ou les thérapies anti-HER2, qui marchent bien sur d'autres cancers du sein. Les options se limitent alors souvent à la chimiothérapie.
- L’association Ruban Rose, engagée depuis plus de 30 ans, souligne la nécessité d’un financement constant pour développer de nouvelles thérapies.
- Les dons recueillis par l’association soutiennent des projets qui visent à améliorer la survie et la qualité de vie des patientes.
Zoom sur
- L'équipe de Jacky Goetz, directeur de recherche à l’INSERM au sein du Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg, utilise l'imagerie de pointe pour décrypter comment les forces biomécaniques et le flux sanguin permettent aux cellules cancéreuses de s'évader du système vasculaire pour coloniser d'autres organes.
- Ses recherches ont permis de visualiser, pour la première fois, de minuscules vésicules « éclaireuses » qui préparent le terrain aux métastases avant même l'arrivée de la tumeur.
- Cette découverte ouvre la voie à un diagnostic plus précis du cancer du sein, puisqu'une simple analyse de sang permettrait d'évaluer l'agressivité de la maladie en fonction de l'activité génétique de ces messagers moléculaires.
- Par ailleurs, Strasbourg a été pionnière dans la lutte contre le cancer du sein en construisant le premier mammographe en 1966 et en instaurant l’examen mammographique de dépistage dès 1989, soit quinze ans avant sa généralisation nationale.
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