Jeudi 2 avril
Une soirée autour du syndrome de Gilles de la Tourette ️
Rédigé par Sailesh Gya
John Davidson, atteint du syndrome de la Tourette, a insulté la reine d'Angleterre (Crédit : Photo Graeme Hunter/Tempo Productions/One Story High)
Une soirée ciné‑débat organisée par l’association TypiK’AtypiK se déroule ce soir au cinéma Star autour du film « Plus fort que moi » consacré au syndrome de Gilles de la Tourette présenté, abusivement, comme la pathologie des injures et des gestes obscènes.
La base
- Le film de Kirk Jones, « Plus fort que moi », sorti en salles le 1er avril, retrace l’histoire d’un Écossais ayant grandi avec le syndrome de Gilles de la Tourette.
- Le long-métrage s’inspire de l’expérience réelle de John Davidson.
- L’association TypiK’AtypiK et ses partenaires ont choisi ce film pour favoriser une découverte informée et une meilleure compréhension de la maladie, qui se traite par des médicaments et des thérapies comportementales.
Au programme
- Les participants peuvent interroger plusieurs experts spécialisés dans le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT).
- Le Pr Mathieu Anheim, neurologue au CHRU de Strasbourg et coordonnateur du centre de référence SGT créé en 2017, intervient sur le plan médical.
- Le Pr Sébastien Weibel, psychiatre au CHRU de Strasbourg, apporte un éclairage sur les aspects psychologiques et la prise en charge des troubles.
- Des personnes concernées et des membres de l’AFSGT, l’Association Française du SGT, partagent leurs expériences personnelles.
- Ces échanges permettent d’articuler la dimension scientifique et la dimension vécue.
La toile de fond
- L’image caricaturale du syndrome de Gilles de la Tourette alimente la stigmatisation et, dans certains cas, le harcèlement des personnes atteintes, tout en contribuant au sous‑diagnostic.
- Plus d'une centaine de personnes est suivie dans le centre de référence du syndrome de Gilles de la Tourette de Strasbourg.
- Beaucoup s’imaginent que la coprolalie (mots ou phrases obscènes) et la copropraxie (gestes obscènes ou sexuels incontrôlés) figurent parmi les signes caractéristiques de la maladie, alors qu’elles ne concernent qu’une minorité de patients, moins de 5% présentent ces formes particulières au centre strasbourgeois.
- Les hommes sont quatre fois plus touchés que les femmes.
- Environ la moitié des personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette présentent des troubles associés, notamment de l’hyperactivité, de l’anxiété et des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Y ALLER : La séance programmée à 20h15 au cinéma Star, 27 rue du Jeu-des-Enfants, se prolonge par un temps de débat avec la salle. Billetterie.
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