Jeudi 30 avril
Sorolla mis en lumière à la fondation Bemberg
Rédigé par Charline Poullain
L’exposition s’articule autour des thèmes phares du peintre espagnol Joaquín Sorolla : les bords de mer, les portraits et les jardins (crédit : Charline Poullain).
L’exposition « Sorolla, maître de la lumière » se tient à la Fondation Bemberg à Toulouse du 30 avril au 13 septembre.
En toile de fond
- « L’exposition Sorolla, Maître de la lumière présente 66 œuvres du musée Sorolla. C’est une exposition intime car il s’agit de toiles que le peintre n’a pas souhaité vendre », explique Ana Debenedetti, directrice de la fondation Bemberg.
- Elles sont à Toulouse jusqu’en septembre à la faveur des travaux en cours au Museo Sorolla à Madrid.
- « Il s’agit d’un des grands peintres espagnols, mais qui reste méconnu en France », constate la directrice.
À la plage
- L'exposition s'ouvre sur l’une des thématiques chères à ce peintre né à Valence, baigné de soleil méditerranéen : le bord de mer. Les Voiles, Les Pêcheuses sur la plage, des bateaux, des enfants qui jouent, dont sa propre famille.
- Il peint le réel, in situ, sur le vif. L’une de ses citations surplombe des toiles : « Il n'y a rien d'immobile autour de nous, regardez bien, la mer ondule à chaque instant, les nuages se déforment en changeant de place… »
- Sorolla est surnommé le maître de la lumière. « Comme les couleurs, la lumière fait partie de la palette du peintre », souligne Ana Debenedetti.
Côté jardin
- Les portraits en sous-sol donnent l’impression de faire partie d’une autre exposition. Le style est très différent pour peindre les élites, qui sollicitaient beaucoup Sorolla.
- Mais vite, la fidélité au réel revient dès que l’artiste reproduit une mère avec son enfant, le Garçon d’El Cabañal, des femmes pendant les vendanges…
- Puis viennent les jardins, ceux de l'Alcazar à Séville et de l'Alhambra à Grenade, mais aussi son propre jardin à la Casa Sorolla à Madrid : vasques, rosiers, thé au jardin…
- Ne pas louper, dans la 3e salle, le film sur sa vie. « Il s’est fait tout seul », rappelle la directrice. Orphelin, Joaquín Sorolla (1863 - 1923), a été recueilli par son oncle et sa tante.
- À 32 ans, en 1895, il remporte une médaille d’or avec Retour de la pêche, le halage de la barque (musée d’Orsay), présenté au Salon de la Société des artistes français et acheté par l’État pour le musée du Luxembourg.
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