Mercredi 12 novembre
Votre avis compte : « L'accès aux soins est de plus en plus compliqué » ️
Rédigé par Charline Poullain
La plupart d'entre vous déplorent la difficulté d'obtenir un rendez-vous médical dans la métropole (crédit : Adobe Stock).
La semaine dernière, nous vous avons demandé votre avis sur la qualité des services de santé dans la métropole. Il est le reflet de la situation…
En chiffres
- Vous êtes 183 à avoir répondu à notre dernière consultation. La majorité d’entre vous a laissé des commentaires, preuve que l’état du système de santé est au cœur des préoccupations.
- 32,4% des répondants se disent satisfaits, 45,1% estiment que la qualité pourrait être améliorée et 22,5% la considèrent comme mauvaise.
Vous l’avez dit
- « Je suis satisfaite des services de santé toulousains, même s'il est difficile d'avoir des rendez-vous pour certaines spécialités », écrit une lectrice. Beaucoup d’entre vous se plaignent des délais, « c’est même impossible pour certaines spécialités ».
- « Il est très difficile de trouver des spécialistes, des dermatologues par exemple, qui acceptent de nouveaux patients. » Ainsi, « la recherche d'un médecin généraliste est un vrai parcours semé d'embûches ». Vous usez même du terme « désert médical ».
- « Les médecins qui partent à la retraite peinent à trouver des remplaçants » et leurs patients à trouver un autre praticien.
- La notion de temps accordé en séance revient dans vos remarques : « Les consultations avec les médecins sont de plus en plus courtes ». Vous les qualifiez de « consultations au chronomètre » et déplorez le manque d’écoute.
- Plusieurs d’entre vous pointent aussi du doigt les dépassements de tarifs.
Le contexte
- Le contexte est particulier puisque, face à la pénurie de médecins, les services des urgence adultes de Purpan et Rangueil viennent d’annoncer une réorganisation : jusqu’en fin d’année, ils n’accepteront plus que les cas relevant réellement de l’urgence. Tous les autres seront réorientés vers la médecine de ville. D’aucuns redoutent que cela perdure au-delà des deux mois.
- « Urgences fermées. Délais pour rendez-vous hallucinants. Dégradation incontestable. Un mal français, pas uniquement toulousain », écrit un internaute. « La qualité se dégrade, rien de surprenant au vu des choix politiques qui datent de plus de 20 ans, cette situation était prévisible. »
- « Il faudrait plus de cabinets médicaux de proximité et de maisons médicales d'urgence pour éviter d'engorger nos services d'urgence des hôpitaux. » De fait, Toulouse, comme d’autres villes, en prévoit, en anticipant notamment au moment des rénovations urbaines.
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