Lundi 22 juin
La start-up bordelais Seaturns transforme les vagues en électricité
Rédigé par Pierre Zenker
La start-up est accompagnée par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine depuis 2019, au titre de l’aide à l’innovation et de l’aide à l’export (crédit : Christophe Beyssier).
Aujourd’hui à 14h30, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, rend visite à l'entreprise bordelaise Seaturns. Celle-ci est pionnière dans la création d’énergie houlomotrice.
Le concept
- La jeune pousse a développé un convertisseur d'énergie des vagues, via un flotteur cylindrique.
- Ce dernier, d'une longueur de 15 m et d'un diamètre de 6 m, est surmonté d'une « veine » blanche qui contient la turbine, la technologie de Seaturns.
- Cette solution produit de l'électricité dite « propre », qui n'émet ni déchet ni gaz à effet de serre. Seaturns avance aussi l'impact réduit de sa solution sur les fonds marins.
- « Le design du cylindre est simple, alors que la plupart des technologies du secteur sont complexes. Cela le rend facile à produire et à entretenir, mais aussi résistant aux tempêtes », affirme Marie Greffe, responsable marketing chez Seaturns.
Concrètement
- Fondée en 2015 par Vincent Tournerie, l'entreprise a lancé en mai dernier son 1er démonstrateur, à 25 km de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde.
- « Il va rester 12 mois en mer. Les essais vont permettre d’analyser la performance énergétique et le comportement du flotteur », précise Marie Greffe. Cette campagne sera suivie par ESB, principal énergéticien irlandais.
- Par ailleurs, la start-up vient de remporter un appel à projet à l’île Maurice pour installer une ligne de 10 flotteurs, d'une puissance de 2 MW. Une extension est prévue pour arriver à un total de 10 MW.
- Ce projet pilote pré-commercial, dont la mise en service est prévue en 2028-2029, contribuera au mix énergétique de cet État de l’océan Indien.
La suite
- L'entreprise emploie une équipe de 9 personnes, basée rue des Queyries, à La Bastide. Elle prévoit d'autres projets similaires, en majorité sur des territoires insulaires.
- « Ces pays ont des besoins de décarbonation et d'indépendance énergétique. Par ailleurs, ils disposent des ressources : les vagues », conclut notre interlocutrice.
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