Mardi 23 juin
Papylou : Une nouvelle adresse mise sur le terroir et l'esprit de famille à Clermont-Ferrand
Rédigé par Clémentine Lefaure
Le menu du midi est à 21,50 € et celui du soir à 33 € (Crédit : Charlotte Raymond).
Le Bouchon de Jaude, situé dans le centre-ville, a fermé il y a quelques années après 17 ans de bons et loyaux services. Aujourd’hui, l’adresse accueille un nouveau restaurant : Papylou. Porté par Benjamin Brouilloux, l’établissement met à l’honneur le terroir français. Ici, rien n’est laissé au hasard : chaque détail a été pensé pour que l’"on se sente comme à la maison".
À propos
- Benjamin Brouilloux connaît bien cette rue puisque son premier établissement se trouve à quelques pas, au 16 rue des Minimes : le Bistrot d’à Côté, un restaurant bistronomique récompensé par le Bib Gourmand du Guide Michelin. "J’aime bien ouvrir des choses", avoue-t-il. L'entrepreneur ne s’est donc pas arrêté là : en 2021, il ouvre le Gorki, près de la place de Jaude, qu’il décrit comme "le petit frère" du Bistrot d’à Côté.
- Avec Benjamin Brouilloux, chaque restaurant raconte un peu de son histoire. Le nom "Gorki" en est un premier exemple : un clin d'œil à ses filles franco-russes. "J’ai voulu faire un hommage. Gorki était un écrivain russe", explique-t-il. Avec Papylou, cette dimension prend encore plus de sens. Le nom de l’établissement fait référence à son père Jean-Lou, que ses petites-filles surnomment ainsi. Il fait écho aussi à son grand-père Louis, que lui-même appelait déjà "Papylou", un épicurien dans l’âme. "Verre de vin blanc le matin, saucisson avec le facteur...", raconte-t-il avec le sourire.
- À travers ce témoignage, Papylou se définit comme "une cuisine de mémoire vivante". Les traditions françaises y occupent une place centrale, tout en étant revisitées avec subtilité. Les produits sont respectés et "amenés simplement dans l’assiette".
Le lieu
- En collaboration avec l’architecte clermontois Hervé Porte, Benjamin Brouilloux a imaginé un lieu où les matières s'associent de façon harmonieuse. Pierre sèche, escalier forgé, moulures, poutres apparentes et bois omniprésent créent une atmosphère cosy et chaleureuse.
- Réparti sur deux niveaux, l’établissement propose au rez-de-chaussée des tables, un bar et une cuisine ouverte mise en valeur par une verrière. À l’étage, une mezzanine apporte de la hauteur et accueille une quarantaine de couverts.
- Benjamin Brouilloux continue de semer ses souvenirs. Des photos en noir et blanc habillent les murs, où l’on retrouve notamment son père, mais pas uniquement. "Ce n’est pas toujours lié à notre famille, ce sont aussi des instants de vie" précise-t-il. Papylou est aussi "un personnage imaginaire" pensé pour que chacun puisse s’y reconnaître.
Au menu
- "On prend le produit comme il est", affirme-t-il. Ici, l’exigence est dans la qualité et l’origine des produits : cochon des Combrailles, bœuf d’Aubrac, canard de la Limagne. L’esprit du bon vivant est pleinement assumé, tout en étant revisité avec justesse. Le menu du midi est proposé à 21,50 € et celui du soir à 33 €.
- Côté carte des vins, la même rigueur s’applique : "Un lien se crée avec les producteurs. C’est très important parce que quand on ouvre la bouteille, on transmet son histoire", souligne-t-il.
- Une partie de l’équipe du Gorki a d’ailleurs rejoint Papylou. La carte est volontairement resserrée et évolue au rythme des saisons. Tables rondes, lumière chaleureuse, travail sur l’acoustique : tout a été pensé pour que l’on s’y sente bien.
Y aller : Papylou, 20 rue des Minimes, Clermont-Ferrand.
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