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Jeudi 6 novembre

La douceur du café : plutôt remords ou regrets ? 

Rédigé par Camille Gho
La saga nippone remporte un franc succès dans le monde entier (Crédit : Adobe Stock).

La saga japonaise romanesque Tant que le café est encore chaud s’enrichit d’un 5e tome, La Douceur du café, paru lundi chez Albin Michel. 

Les personnages

  • Le livre est structuré en 4 récits. Chacun est centré sur un personnage confronté à un regret insurmontable ou à un non-dit du passé.
  • Le café accueille Yûki, un jeune garçon déterminé à faire le bonheur de ses parents ; Megumi, une mère endeuillée accompagnée de son bébé ; Yoko, une jeune femme cherchant le pardon de son père ; et Tsumugi, qui cherche à comprendre sa meilleure amie d’enfance.
  • On retrouve dans la chorale des personnages secondaires déjà rencontrés dans les tomes précédents. Le roman peut cependant se lire indépendamment. 

Le principe 

  • Les visiteurs du café Funiculi-Funicula peuvent voyager dans le temps à condition qu’au cours de leur excursion, ils boivent le café préparé par la serveuse avant qu’il ne refroidisse.
  • Ce voyage, strictement encadré par un ensemble d'autres règles, ne permet pas de modifier le présent. Ce principe est l’élément central qui structure tous les récits du recueil.

Se libérer du passé

  • Chaque protagoniste utilise le voyage dans le temps pour exprimer un sentiment : reconnaissance, pardon, gratitude, amour inavoué ou simple volonté de dire « adieu ».
  • Le roman explore une vision du monde où réparer ne consiste plus à changer la réalité, mais à se délivrer du poids du regret. Il alterne entre une tonalité mélancolique, des descriptions minutieuses et des échanges empreints de délicatesse.
  • Le 1er opus de la saga, sorti en France en 2021, est l’adaptation d’une pièce de théâtre. Il s’est vendu à plus d’1 million d’exemplaires au Japon, et a été traduit dans plus de 30 pays. 

👉 Toshikazu Kawaguchi, La Douceur du café, Albin Michel, 2025, 240 p., 19,90 €.

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