Jeudi 28 mai
Avec La Calamity Club, retour en force pour Kathryn Stockett ?
Rédigé par Camille Gho
La Couleur des sentiments s'est vendu à plus de 15 millions d'exemplaires (crédit : Taylor Cooley / Robert Laffont).
15 ans après La couleur des sentiments, Le Calamity Club marque le retour de Kathryn Stockett avec un récit puissant, charpenté par des personnages intenses.
La toile de fond
- Dans le Mississippi des années 1930, l’autrice réunit des femmes cabossées par la pauvreté, la violence sociale et les injonctions d’une époque qui leur laisse peu de place.
- Elle raconte l’histoire d’un orphelinat situé dans cet Etat avec d’un coté Meg une jeune fille qui s’y ennuie et de l’autre, Charlie, internée de force dans un asile après avoir été jugée « faible d'esprit », prête à tout pour récupérer sa fille perdue et retrouver sa dignité.
- Ce qui fonctionne d’emblée, c’est son sens du récit : Kathryn Stockett installe une atmosphère, dessine des trajectoires heurtées et fait monter une émotion sans jamais perdre le souffle du feuilleton.
Des personnages marquants
- Le livre séduit par sa galerie de personnages, tous pris dans des rapports de force très marqués. Entre solidarité, survie et désir d’émancipation, Stockett explore des thèmes familiers mais les traite avec une efficacité certaine.
- Le roman avance vite, porté par des scènes fortes et une écriture accessible, qui privilégie l’élan, les dialogues et la tension dramatique.
Un nouveau best-seller ?
- Comparé à La Couleur des sentiments, Le Calamity Club paraît paraît plus ample, plus ouvertement romanesque.
- Là où le premier reposait sur une tension intime et une finesse psychologique très maîtrisée, celui-ci choisit la fresque et le mouvement collectif.
- Kathryn Stockett y retrouve ses thèmes de prédilection (la condition féminine, les hiérarchies sociales, la possibilité d’une fraternité dans l’adversité) mais dans un registre plus spectaculaire, et d'une certaine manière plus classique dans sa construction.
- Le résultat n’a pas tout à fait la même densité, mais possède une vraie générosité de ton.
👉 Kathryn Stockett, Le Calamity Club, Robert Laffont, 682 p., 24,90 €.
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