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Jeudi 26 mars

« La gouvernante de Marilyn » : plongée dans l'intimité de la star

Rédigé par Camille Gho
Laurent Morlet remonte aux dernières heures de la start, rongée par ses démons (crédit : Charleston).

Laurent Morlet est un producteur français vivant à Los Angeles. Dans La Gouvernante de Marilyn (Charleston), son premier roman, il mêle témoignages et archives inédites, minutieusement rassemblées, pour livrer un récit captivant. Et très émouvant.

Le point de départ

  • La Gouvernante de Marilyn revisite la nuit fatale du 5 août 1962 à travers le témoignage d’Eunice Murray, la gouvernante de Marilyn Monroe.
  • Engagée 10 mois plus tôt sur conseil du psychiatre Ralph Greenson, Eunice découvre le corps sans vie de l’icône dans sa maison d’Helena Drive, dans le quartier de Brentwood, à Los Angeles.
  • Écrit sous forme de lettres adressées à sa sœur défunte Carolyn, le récit mêle fiction et archives inédites, offrant un regard intime sur deux femmes solitaires liées par leur fragilité.

Le contexte

  • En 1962, dans le contexte historique de la Guerre froide, alors qu'Hollywood connaît un véritable âge d'or, Marilyn Monroe succombe à 36 ans à une overdose de barbituriques.
  • Orpheline, marquée par ses passages dans des familles d’accueil, 3 divorces et de sombres rumeurs l'associant à la mafia, au FBI et à John F. Kennedy, elle tourne alors Quelque chose doit craquer (Something's Got to Give) sous la direction de George Cukor et sous pression de la Fox.
  • Eunice, née dans l’Ohio et élevée dans la doctrine de l'Église swedenborgienne sous la coupe d'un père autoritaire, est la témoin de sa descente aux enfers : insomnies, alcool, somnifères...

Ce qui fonctionne

  • Laurent Morlet fait un récit psychologique très fin, servi par une écriture d'une grande fluidité.
  • La force du roman, parfois un peu trop didactique, réside dans l'authenticité des faits et l'absence de voyeurisme.
  • Sans prétendre éclaircir le mystère de Marilyn, le roman, difficile à lâcher, place intelligemment la question de la foi face à la décadence hollywoodienne, et s'interroge sur la question de la culpabilité.

👉 Laurent Morlet, La gouvernante de Marilyn, Charleston, 288 p., 19,90 €.

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