Lundi 1 juin
Paul Valéry, l’illustre méconnu 🪶
Rédigé par Gwen Saulnier
Initialement nommé Cimetière Saint-Charles, le Cimetière Marin de Sète fut rebaptisé en 1945 pour honorer le poème de Paul Valéry (crédit : Adobe Stock).
Le Centre d’études et de rencontres méditerranéennes (Cerm) propose ce soir à 18h, au Nautilus de Palavas-les-Flots, une conférence consacrée au poète héraultais.
De quoi parle-t-on ?
- Dans la cité palavasienne, les mots vont prendre le large. Le Cerm convie le public à une plongée dans l’univers de Paul Valéry lors d’une conférence intitulée Paul Valéry : un illustre inconnu né à Cette.
- Aux commandes de cette traversée littéraire : Françoise Brun, agrégée de lettres et passionnée par l’auteur sétois, bien décidée à dépoussiérer l’image figée du poète.
- « C’est un illustre écrivain mais on le connaît mal », affirme-t-elle à l'Essentiel Montpellier. Cette spécialiste de littérature moderne et diplômée de l’Université Paul-Valéry a mené une traversée intellectuelle comme une enquête littéraire autour d’un écrivain souvent cité… mais rarement exploré en profondeur.
Qui était-il ?
- Derrière le nom gravé sur les lycées et les avenues se cache pourtant une personnalité complexe. Né à Sète en 1871, Paul Valéry grandit face à la Méditerranée, un horizon qui imprègne durablement ses écrits.
- L’auteur du célèbre Cimetière marin était aussi fasciné par les mathématiques, les sciences et le fonctionnement de la pensée humaine. Chaque matin, il remplissait des carnets de réflexions, accumulant plus de 30 000 pages de notes au fil de sa vie.
- Derrière l’académicien se cachait un homme discret, presque secret, qui doutait énormément de lui-même.
- « Pour gagner sa vie, il a répondu à des commandes, il y a donc pléthore de sujets qui restent dans l’ombre. Son œuvre est très fragmentaire », dévoile Françoise Brun. Une mosaïque intellectuelle qui fait aujourd’hui toute sa richesse.
Zoom sur
- Créé en 1996 avec le soutien de la municipalité palavasienne, le Cerm rassemble enseignants, universitaires et amoureux de la Méditerranée autour de la transmission des savoirs et avec l'envie d'encourager les échanges culturels.
- Au fil des années, l’association a également organisé des voyages et publié plusieurs Cahiers du Cerm, prolongeant ainsi ses conférences bien au-delà des salles de projection.
- Depuis près de 30 ans, il cultive ce goût du savoir partagé. « Chaque année, 12 conférences sont proposées », rappelle Jacques Limouzin, président de l’association. Histoire, religions, arts ou civilisations du bassin méditerranéen : le Cerm transmet à foison.
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